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Donald Trump présentait son tableau sur les droits de douane, le 2 avril 2025, à Washington.
Crédit : Brendan SMIALOWSKI / AFP
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Depuis six mois, la Cour suprême a invalidé tous les accords commerciaux signés par les États-Unis avec leurs partenaires. Pour de pures raisons de forme, le président américain n'avait pas le droit de décider de la politique commerciale en se prévalant des pouvoirs d'urgence qu'il a invoqués. Donald Trump a contre-attaqué, en décidant d'un droit de douane unique et universel de 10%, avant de l'augmenter à 15% quelques heures plus tard. Tous les produits entrant aux États-Unis sont désormais frappés de 15% de taxe, sauf régime spécifique, comme l'acier ou l'aluminium, qui restent taxés à 50%.
Même s'il a été rétorqué par la Cour suprême, le président américain peut décider de nouveaux droits de douane, car il invoque une autre législation, qui autorise le locataire de la Maison-Blanche à taxer pour une durée de 150 jours, en attendant un vote du Congrès.
Théoriquement, les Européens étaient déjà taxés à 15%, en vertu de l'accord signé entre Washington et Bruxelles. En réalité, cela va dépendre des pays. Certains, comme la France, exportent aux États-Unis de nombreux produits qui étaient exonérés par l'accord. C'est le cas du matériel aéronautique qui, devrait passer à 15%. La France figure parmi les grands perdants, avec des droits de douane qui vont augmenter, en moyenne, de un à deux points. Paradoxalement, les grands gagnants sont la Chine et le Brésil. Ils sont pourtant désignés par Donald Trump comme étant déloyaux. Ils vont redescendre à 15% alors qu'ils partent de plus haut.
Tout ça peut encore changer. Premièrement, le président américain peut encore changer d'avis. Deuxièmement, le Congrès américain peut invalider, dans 150 jours, la décision présidentielle, et tout remettre en cause. Troisièmement, le Parlement européen, qui avait déjà envisagé de bloquer l'accord commercial transatlantique au moment de l'affaire du Groenland, réitère sa pression. La France menace d'activer les rétorsions européennes. Il n'est donc pas exclu que la guerre commerciale se rallume. Enfin, nombre d'entreprises américaines demandent désormais le remboursement des droits de douane qu'elles ont payés sur leurs importations, comme par exemple la filiale américaine de Toyota ou des sociétés de grande distribution.
Il pourrait y avoir des années de procédures judiciaires, avec environ 175 milliards de dollars de remboursement en jeu. Pour un exportateur français vers les États-Unis, l'imprévisibilité totale est désormais de mise. Depuis plusieurs mois, les entreprises tentent de s'adapter à un régime douanier complexe et confus. Il est vraisemblable que cela ralentisse les flux de commerce vers les États-Unis.
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