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Dette monumentale, déficit public... Pourquoi la présidence Macron a été une catastrophe budgétaire, selon François Lenglet

Pour François Lenglet, le dixième et dernier budget de la présidence d'Emmanuel Macron scelle un bilan catastrophique sur le plan budgétaire.

Emmanuel Macron

Crédit : RTL

Macron : un 10e budget qui clôt une catastrophe budgétaire sans équivalent sous la Ve République

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François Lenglet

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Alors que le dixième et dernier budget d'Emmanuel Macron est en train de se finaliser, l'heure est aux comptes. Et, pour François Lenglet, le bilan est catastrophique : près de 1.400 milliards d'euros de déficits publics cumulés de 2018, la première année pleine de la présidence Macron à 2027, avec la prévision du budget en cours d'examen.

1.400 milliards d'euros, cela représente près de la moitié de ce que produit en une année l’économie française. Ces déficits représentent aussi près de trois années de dépenses de l’État, il n'y a aucun précédent de cette ampleur sous la Vᵉ République. 

L'héritage Hollande et les crises, pas de bons arguments

Et si Emmanuel Macron pouvait évoquer la situation qu'il a héritée de la présidence Hollande, puis les crises traversées lors de ses dix ans à l'Élysée, ce seraient deux mauvais arguments. En 2017, lorsque le nouvel élu s’installe à l’Élysée, le déficit est autour de 3%, c’est-à-dire dans les clous vis-à-vis de l’Europe. François Hollande a laissé des comptes à peu près rétablis, à coup d’impôts, certes, mais la croissance est significative. On ne peut donc pas invoquer l’héritage.


Quant à la comparaison avec nos voisins, elle est cruelle. Nos déficits cumulés représentent 44% du PIB. Sur la même période, la zone euro n’accumule des déficits que pour 32% de son PIB. Autrement dit, si nous avions fait comme nos voisins, nous aurions dépensé 370 milliards de moins, à savoir une année de recettes fiscales française. 

L'après Covid, l'exception française

La crise du Covid-19 est-elle en cause ? La France a dépensé un peu plus mais c'est surtout l’après crise qui diffère. Tous les autres pays ont repris en main leur budget en 2022, profitant de l’extraordinaire croissance qui a suivi les confinements. Mais pas la France. Au contraire, on a continué à dépenser excessivement cette année-là. Le point d’indice des fonctionnaires a augmenté de 3,5%, les retraites à +5,1%.

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C’est une particularité française, qu’on avait constatée aussi après la crise de 2009 : on a du mal à resserrer les dépenses, même en période de croissance. Et cette fois-ci, il y avait la présidentielle au printemps, l’exécutif a donc complètement lâché les comptes.

Une dette monumentale

Cette frénésie de dépenses a toutefois soutenu notre pouvoir d’achat, en particulier pendant les crises. En 2020 par exemple, la croissance a chuté de 7% et pourtant le pouvoir d’achat a progressé légèrement, grâce aux allocations diverses, qui sont financées justement par le déficit. 

Le côté pile, c’est une dette devenue monumentale, la plus élevée de l’Europe en valeur. C'est le bilan de la présidence Macron : la France a amélioré sa situation à court terme au prix d’une forte dégradation sur le long terme. 

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