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De l'eau infiltrée dans une cuve de carburant : à Nîmes, la galère sans fin et coûteuse des automobilistes passés à la pompe d'une station Carrefour

En décembre dernier, des automobilistes passés à la pompe chez Carrefour ont eu la mauvaise surprise de tomber en panne dans la foulée. En attendant le remboursement de l'enseigne, ces Nîmois sont contraints de financer des frais annexes.

Un homme fait le plein dans une station-service, à Marseille (image d'illustration).

Crédit : Elodie CLEMENT / AFP

De l'eau s'est infiltrée dans une cuve de carburant : à Nîmes, la galère sans fin (et onéreuse) des automobilistes passés à la pompe d'une station Carrefour

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Rémi Vallez & La rédaction numérique de RTL

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Ils ont fait le plein avant la flambée des cours du carburant. Et pourtant, il leur a coûté très cher. En décembre dernier, de nombreux automobilistes se servent en sans plomb 95 dans une station service Carrefour à Nîmes. Quelques centaines de mètres plus loin, ils ont tous fini par tomber en panne. 

Après analyses, de l'eau est retrouvée dans le réservoir de plusieurs automobilistes, endommageant grandement leurs véhicules. C'est alors le début d'une galère sans fin pour ces Nîmois.

30% d'eau dans le réservoir

Le 4 décembre dernier, Franck vient faire le plein de sans plomb 95 dans cette station où il a ses habitudes. "J'ai fait un kilomètre et le voyant moteur s'est allumé, la voiture s'est mise à brouter et puis plus rien", se souvient-il, ajoutant qu'il n'a pas pu redémarrer sa voiture, qui avait seulement 30.000 kilomètres au compteur.

Le retraité fait alors analyser le contenu de son réservoir par un expert indépendant : "j'ai 32% d'eau dans l'échantillon prélevé. C'est presque un tiers, c'est balèze quand même", regrette-t-il. "C'est un coup de massue." Au coût des réparations, que Carrefour est censé prendre en charge, s'ajoutent des frais de gardiennage chez le garagiste qui grimpent à 50 euros par jour pour Franck.

Voitures de location, frais de gardiennage, arrêt de travail...

D'autres automobilistes qui ont connu la même mésaventure indiquent à RTL avoir dépensé eux près de 1.500 euros dans une voiture de location quand d'autres ont dû se mettre en arrêt, faute de solution pour aller travailler. 

À écouter aussi

Geoffrey, un autre Nîmois victime de la station-service, en a pour 6.000 euros de réparation. Mais "hors de question" que ce soit lui qui mette la main à la poche. "L'expert m'a dit de ne rien toucher tant que la procédure n'est pas complète. Il faut garder les preuves. La voiture ne peut pas être réparée à mes frais. Même si je le voulais, je ne pourrais pas la réparer", fait-il savoir.

"On se sent un peu délaissé par l'enseigne", ajoute le jeune homme. Malgré de nombreuses relances, cet automobiliste dénonce le silence de Carrefour et envisage désormais une action collective. Sollicité par RTL, Carrefour assure que des analyses sont en cours pour comprendre comment de l'eau a pu s'infiltrer dans les cuves et assure que tous les clients qui ont ouvert un dossier auprès de leur propre assurance sont en train d'être contactés pour être remboursés.

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