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Daimler contre Bolloré : la guerre mondiale des batteries

ÉDITO - Après BMW, c'est au tour de Daimler (le constructeur des Mercedes et des Smart) d'investir dans une usine de batteries. Le message est clair : l'électrique a le vent en poupe.

Une voiture électrique (Illustration)
Une voiture électrique (Illustration)
Crédit : SIPA
Christian Menanteau : Daimler contre Bolloré, la guerre mondiale des batteries
03:00
Daimler contre Bolloré : la guerre mondiale des batteries
03:05
Loïc Farge
Loïc Farge

Daimler comme BMW, mais aussi les Français PSA et Renault, vont inonder le marché de nouveaux modèles à propulsion électriques dans les années qui viennent : dix voitures 100% électriques pour Mercedes d'ici 2022. Dans cette révolution, la bataille n'est plus sur les types de véhicules mais sur le cœur de la machine : les batteries. L'énorme investissement de Daimler est aussi une réponse aux attaques de l'Américain Tesla qui s'est doté pour 5 milliards de dollars d'une méga-usine d'accumulateurs pour en faire baisser les coûts de production et mieux contrôler le marché.

Cette montée en puissance de l'électrique, c'est évidemment une bonne nouvelle pour l'environnement. Comme pour l'industrie du recyclage des batteries, qui devra suivre cette montée en puissance. En revanche, les effets sur l'emploi dans l'automobile devraient être à terme négatifs. Pour une raison simple : un moteur traditionnel, c'est plus de 2.000 pièces mobiles à ajuster. Une grande complexité qui exige des lignes de production très sophistiquées et beaucoup de main-œuvre. Tout le contraire d'un propulseur électrique, qui n'a qu'une vingtaine de pièces en mouvement et qui est industriellement simple à fabriquer.

Les effets sur l'emploi dans l'automobile devraient être à terme négatifs

Christian Menanteau

En fait - et c'est la justification du milliard d'investissement de Daimler -, la valeur des véhicules de demain va migrer de la mécanique, du moteur, vers les batteries et leur électronique de gestion. Ce bloc devrait représenter la moitié du coût d’une voiture.

Pour l'heure, 75% du noyau dur des batteries dans le monde vient du Japon, de Chine ou de Corée. Voilà pourquoi les Allemands tendent de retrouver leur souveraineté dans ce domaine. Chez nous, le Fonds Stratégique d'Investissement a prévu 1,5 milliard de dépenses dans ce secteur. Le CEA développe des recherches de pointe dans ces domaines. Côté entreprises, Total, qui a racheté la célèbre marque SAFT, et Bolloré, qui développe sa propre technologie de batteries, sont sur le coup. On n'est pas largué, mais le train est de plus en plus rapide.

Le bloc-notes

À écouter aussi

- L'industrie américaine, dont les investissements ont augmenté de 11% en un an, crée 14.000 emplois par mois.

- Airbus pose la première pierre d'une usine d'hélicoptères en Chine.

La note du jour

14/20 au Crédit Agricole. Ses 20 millions de clients pourraient, dès la rentrée, encaisser leur chèque via leur portable. Il suffira de le prendre en photo et de le télécharger dans l’application de la banque. Fini les dates de valeur.

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