2 min de lecture

"Beaucoup de salariés ont très peur" : à peine rouverts, les locaux d’Orange à Marseille fermés en urgence après des tirs sur la façade

À Marseille, les 1.200 salariés du site d'Orange sont une nouvelle fois priés de rester chez eux. Pour la deuxième fois en deux mois, la direction a décidé de fermer ses locaux après la découverte d'impact de balles sur la façade de l'entreprise.

Nouvelle fermeture d'un site Orange à Marseille après des tirs sur la façade. (Illustration)

Crédit : Romain Doucelin / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Etienne Baudu - édité par Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Économie »

Des salariés terrifiés à Marseille. Le site d'Orange de la cité phocéenne, situé dans le quartier sensible de Saint-Mauront, est de nouveau fermé depuis ce jeudi 8 janvier après la découverte ce lundi de plusieurs impacts de balles. 

Le lieu avait déjà été fermé le 27 novembre durant une quinzaine de jours à la suite d'une "montée des tensions" dans le quartier. L'entreprise avait pris la décision de mettre ses salariés en télétravail. 

Mais ce lundi, quatre impacts de balles ont donc été retrouvés sur la façade. Certaines balles ont d'ailleurs traversé les vitres après des tirs qui ont dû se produire le 31 décembre ou le 1er janvier dernier. Fort heureusement, personne ne se trouvait dans l'entreprise au moment des tirs. 

Contactée par RTL, Nadège Poët, déléguée syndicale CFE-CGC Orange, parle d'"impacts impressionnants". "La taille des impacts et les dégâts que ça a engendré... Ça a traversé une salle complète pour percuter une cloison. On a eu l'information lundi, puis mercredi matin, une réunion avec l'entreprise".  

"Personne n'avait forcément envie de revenir"

Durant cette réunion, un point a été fait aux salariés sur l'enquête menée par la police de Marseille. "On nous a dit que ce n'était pas un hasard ou des fêtards un peu éméchés qui se seraient amusés à tirer en l'air parce que pour tirer là où les tirs ont eu lieu, il fallait un peu bien viser quand même", poursuit Nadège Poët. 

À lire aussi

Sur RTL, la délégué syndicale ne cache pas l'inquiétude après ce nouvel épisode de violence. "Déjà que ce n'était pas super rassurant et que personne n'avait forcément envie de revenir tout de suite, ça met un coup supplémentaire au moral à la rentrée. Beaucoup de salariés ont très, très peur", insiste-t-elle.

D'ailleurs, seulement une poignée de salariés étaient présents sur place, ce jeudi matin, sur les 1.200 salariés que compte le site de Saint-Mauront. Quelques-uns ont intégré d'autres structures à Marseille ou le site d'Aix-en-Provence. Les autres, en majorité, sont restés en télétravail. 

Selon la direction, ces mesures de sécurité se prolongeront le temps d'obtenir les résultats de l'enquête. Le syndicat CFE-CGC réclame, lui, encore et toujours un déménagement définitif des salariés sur d'autres sites à Marseille.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info