1 min de lecture Économie

Alstom : les offres de General Electric et Siemens en détails

CHRONIQUE - Les groupes américain et allemand se disputent le rachat de la branche énergie de l'entreprise française.

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Vaut-il mieux vendre Alstom aux Allemands qu'aux Américains ? Crédit Image : AFP | Crédit Média : Christian Menanteau | Durée : | Date : La page de l'émission

Qui remportera la mise ? En décidant de céder sa branche énergie, Alstom doit désormais faire un choix concernant l'identité de son repreneur. Deux entreprises sont en lice : l'américain General Electric et l'allemand Siemens.

General Electric, le favori d'Alstom

S'il s'est donné jusqu'à mercredi pour se décider, Patrick Kron, le PDG d'Alstom, a déjà indiqué avoir une vraie préférence pour l'offre de General Electric. Le groupe américain "propos 11 milliards de cash", indique Christian Menanteau, journaliste économique à RTL.

"C'est un industriel implanté en France depuis 1928 qui exporte 90% de ses 6 milliards de fabrication annuelle", détaille-t-il. L'offre américaine comporte un avantage. Selon Christian Menanteau, "elle serait socialement l'offre la moins coûteuse à long terme".

La venue de General Electric menace par ailleurs directement Siemens. L'allemand ne veut pas voir s'installer à sa porte un duo qui pèse 125 milliards d'euros de revenus, soit le double de ce qu'il génère. 

Siemens, le favori du gouvernement

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S'il ne le dit pas ouvertement, Arnaud Montebourg semble avoir une vraie préférence pour l'offre de Siemens. Selon le ministre de l'Economie, celle-ci permettrait à la France et l'Allemagne de bâtir ensemble un leader mondial dans les domaines du transport et de l'énergie.

C'est la troisième fois en dix ans que l'entreprise allemande tente une opération sur Alstom. Siemens propose d'une part dix milliards d'euros et de l'autre, "d'échanger les turbines, les centrales et les transmissions électriques d'Alstom contre des trains à grande vitesse et des locomotives", explique Christian Menanteau.

Problèmes : "La France et l'Allemagne ont des politiques énergétiques antagonistes, Alstom et Siemens sont des entreprises jumelles qui font la même chose et visent les mêmes marchés. Ce genre d'échanges provoque des fermetures d'usines et des suppressions de postes". Pis, selon notre journaliste, c'est Alstom qui aurait le plus à souffrir en cas de diminutions d'effectifs.

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