2 min de lecture Polémique

Alcatel : Michel Sapin demande à Michel Combes de faire preuve de "bon sens"

Le directeur général d'Alcatel-Lucent pourrait toucher jusqu'à 13,7 millions de primes sur trois ans pour son départ.

Michel Sapin le 14 août 2015.
Michel Sapin le 14 août 2015. Crédit : JOHN THYS / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Révélé par Le Journal du Dimanche le 30 août, le montant des primes de départ de Michel Combes fait depuis polémique. Le directeur général d'Alcatel-Lucent, qui doit quitter son poste mardi 1er septembre, pourrait toucher 13,7 millions d'euros sur 3 ans grâce à diverses primes. Des informations qui font réagir aussi bien les syndicats que le gouvernement et le Medef.

La CFE-CGC estime que Michel Combes "devrait avoir l'élégance de renoncer à la majeure partie de ses indemnités". De son côté, Stéphane Dubled, coordinateur CGT du groupe, regrette le fait que le patron se soit présenté "comme le chevalier blanc en avril", quand il avait dit renoncer au versement de "son parachute doré" de 2,4 millions d'euros et à l'encaissement du produit d'actions qui lui avaient été attribuées.

Invité de France Info, Michel Sapin a appelé ce lundi 31 août Michel Combes à faire preuve de "bon sens" et à "prendre les bonnes décisions". "Dans le monde d'aujourd'hui, et avec les difficultés que les uns et les autres rencontrent, à un moment donné il faut un peu de bon sens, un peu de mesure, un peu de retenue. Et là, en l’occurrence Michel Combes n'en a pas eu", a estimé le ministre des Finances. Il faut "essayer de comprendre ce que ça veut dire aux yeux des autres, aux yeux des Français, et à partir de là prendre les bonnes décisions. Il est encore temps qu'il le fasse", a ajouté le ministre.

Le Medef choqué

Le Medef se mêle aussi de la polémique. Le vice-président de l'organisation patronale Thibault Lanxade a jugé ce lundi au micro de RTL que ces primes, sous forme d'action et d'accord de non-concurrence, "sont d'autant plus choquantes que les résultats n'étaient pas, on va dire, au rendez-vous". Alors que la direction défend le bilan de Michel Combes, qui "a permis de multiplier par 6 la valeur de l'entreprise et l'a sauvée de la faillite", la CFE-CGE rappelle que "cela s'est fait au prix d'un plan social d'une violence sans précédent", qui s'est traduit par la 10.000 suppressions de France entre 2013 et 2015, dont 600 en France.

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"Il y a un code de bonne conduite qui permet justement de faire en sorte que les rémunérations qui sont octroyées aux dirigeants soient conformes à ce qui a été décidé par les entreprises, et également validées par l'Autorité du marché des contrôles financiers, et par Bercy", a souligné le représentant du Medef qui a par ailleurs indiqué que l'organisation patronale allait se pencher sur le dossier. "Donc il faut maintenant que l'on regarde attentivement : est-ce que pendant cette période il y a eu une très forte performance de l'entreprise? Est-ce que les montants étaient adossés sur des prises de risques, des critères bien définis?", a-t-il précisé.

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