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Air France : "Cette méthode est détestable", déplore Benoît Hamon

LE GRAND JURY - Benoît Hamon, député des Yvelines, condamne les "violences inacceptables" qui ont eu lieu entre des salariés et des responsables d'Air France mais estime que le PDG Alexandre de Juniac en est responsable.

Benoît Hamon était l'invité du Grand Jury sur RTL, dimanche 11 octobre
Benoît Hamon était l'invité du Grand Jury sur RTL, dimanche 11 octobre
Crédit : RTL / Frédéric Bukajlo / Abacapress
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Julien Absalon
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"Je ne soutiens pas la direction d'Air France". Le message de Benoît Hamon est on ne peut plus clair près d'une semaine après les débordements qui se sont produits au siège du groupe. Les images des deux cadres, torse-nus et chemises arrachées, en train de fuir les salariés avaient fait le tour du monde. Si l'ancien ministre, invité dimanche 11 octobre du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, condamne ces "violences inacceptables", il regrette également la "faute de management" qui a conduit à ce "chaos social".


“On se réjouit pas de voir des catégories de salariés s’opposer les unes aux autres. J’ai l’impression que la direction d’Air France a joué ce jeu-là. Aujourd’hui, nous constatons une absence totale de dialogue social", explique l’ancien membre du gouvernement qui pointe du doigt le PDG d’Air France-KLM et dénonce un "chantage à 2.900 emplois" en référence aux suppressions de postes prévues par le plan "B" de restructuration envisagé. "Je pense que cette méthode-là est vraiment détestable", lance-t-il.

“Dans cette affaire-là, il ne faut pas sous-estimer la responsabilité d’Alexandre de Juniac. Il a montré les limites de sa capacité à transformer et préparer Air France. Quand on a une politique consistant à revendiquer avoir fait 10.300 suppressions d’emplois, je considère qu’il y a des choix qui, non seulement ne garantissent pas qu'Air France redevienne compétitive mais en plus conduisent au chaos social”, assure le député PS des Yvelines.

Revoir les autorisations données aux compagnies étrangères

Sa position est donc en décalage avec celles de Manuel Valls et Emmanuel Macron qui ont réitéré leur confiance au patron de la compagnie aérienne, dans laquelle l’État est actionnaire. L'ancien ministre estime d’ailleurs que l’exécutif devrait chercher “toute solution alternative à la programmation des 2.900 suppressions d'emplois”.

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Pour aider Air France, il faudrait selon lui limiter les créneaux donnés aux compagnies étrangères et low-cost concernant les liaisons régionales et les exploitations d'aéroports de province. Depuis cette année, Qatar Airways a d'ailleurs obtenu l'autorisation de poser des avions à Lyon et à Nice, en plus de Paris. “Les compagnies du golfe n’ont pas de problème avec le droit de grève puisqu’il n’existe pas. Elles pratiquent quasiment du dumping. On peut avoir une politique plus rigoureuse d’attribution de créneaux à des compagnies qui aujourd’hui percutent directement les marges d’Air France", conclut Benoît Hamon.

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