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1,7 million d'élèves en moins dans 10 ans : comment cette "vague sismique" risque de refonder l'école à l'avenir

En plein débat sur les fermetures de classe, dans 10 ans, la France devrait compter 1,7 million d'élèves de moins, selon un document du service statistique du ministère de l'Éducation nationale. "Une vague sismique", qui va nécessiter une refondation de l'école dans les prochaines années selon Édouard Geffray.

Une école vide (image d'illustration).

Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

1,7 million d'élèves en moins dans 10 ans : comment cette "vague sismique" risque de refonder l'école à l'avenir

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AFP & La rédaction numérique de RTL

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De la place sur les bancs de l'école. D'ici 2035, écoles, collèges et lycées publics ou privés sous contrat auront perdu près de 1,7 million d'élèves, selon des projections du ministère de l'Éducation. Une "vague sismique" qui rendra nécessaire de repenser "l'offre scolaire sur le territoire à long terme", a affirmé le ministre Édouard Geffray dans un entretien au Parisien.

En 2035, il y aura 1.676.800 élèves en moins en France, soit une baisse de 14,2% par rapport à 2025, selon un document du service statistique du ministère publié mardi, qui fonde ses projections sur des hypothèses de fécondité notamment. Ces projections suivent une baisse déjà entamée qui va devenir massive. 

Tout le système éducatif va être impacté par ce mouvement extrêmement ample qui touchera tout le territoire, malgré des "disparités nationales assez fortes", imposant de "réfléchir à ce que doit être l'offre scolaire sur le territoire à long terme", estime-t-il. 

Des écoles fermées sans l'accord du maire à l'avenir ?

Si "l'année prochaine encore, on ne fermera aucune école sans l'accord du maire", "compte tenu de ces chiffres, ce principe a vocation à se conjuguer différemment", avertit le ministre de l'Éducation. 

Si "dans les territoires ruraux, il peut y avoir des regroupements pédagogiques intercommunaux", en revanche "en milieu urbain, il va falloir s'interroger sur le maillage", poursuit le ministre de l'Éducation. Cela est particulièrement valable à Paris, au "maillage d'écoles, de collèges et de lycées extrêmement dense" et "qui va perdre 30% de ses élèves en dix ans, cela impose de s'adapter". 

La baisse du nombre d'élèves serait plus accentuée dans le premier degré (-933.000 élèves, -15,2%) que dans le second (-743.800 élèves, -13,2%) en prenant en compte un scénario intermédiaire, "sur l'ensemble de la période", selon le document de travail de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui anticipe "des situations contrastées selon les territoires". 

Un "alibi" pour supprimer des postes ?

Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, majoritaire dans le second degré, ces projections "ne doivent pas servir d'alibi" à "une loi de programmation pluriannuelle de suppressions de postes".  

"On ne peut pas suivre aveuglément la boussole démographique", du fait des "inégalités sociales", d'un métier qui "s'est complexifié", d'un "besoin de plus d'adultes auprès de la jeunesse", dit-elle à l'AFP, alors qu'il faudra remplacer "300.000 professeurs" qui partiront à la retraite "d'ici 2030" selon une étude de la DARES de 2025. 

Au total, 4.000 suppressions de postes d'enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, ce qui suscite des mobilisations sur tout le territoire depuis plusieurs semaines. Ne pas supprimer de postes reviendrait à "repousser les ennuis pour mes successeurs", a affirmé au Parisien Édouard Geffray qui a donné rendez-vous aux syndicats le 21 avril pour une première réunion.

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