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Violences familiales : Marie s'inquiète pour son fils et ses petites filles

PODCAST - Dans le cinquième épisode de "Que sont-ils devenus ?" Caroline Dublanche conseille Marie. Cette grand-mère de deux petits enfants craint qu'ils soient maltraités par leur mère, qui est aussi la conjointe de son fils.

Deux personnes se tiennent la main (illustration).
Deux personnes se tiennent la main (illustration).
Crédit : Unsplash/Roman Kraft
INÉDIT - Violences familiales : où en est Marie, inquiète pour ses petites-filles ?
21:36
Caroline Dublanche & Marie Zafimehy

Déposer des mains courantes, solliciter le soutien d'une association : dès qu'elle a soupçonné son fils et ses deux petits enfants de violences, Marie a multiplié les démarches pour faire la lumière sur ce qui se passait au sein de leur famille. 


Tout a commencé au printemps dernier. Après un week-end passé chez elle, et alors qu'elle s'apprêtait à ramener ses deux petites filles (2 et 4 ans) chez leurs parents, l'aînée s'est mise à sangloter, a dit qu'elle ne voulait pas rentrer, qu'elle avait peur... et a décrit des scènes de violence qui se seraient déroulées quelque temps auparavant. 

Marie soupçonnait alors déjà son fils, le père des deux enfants, d'être victime de violences de la part de sa conjointe. Elle avait déposé plusieurs mains courantes et s'était confiée au micro de l'émission Parlons-Nous.

Mon fils m'a dit qu'il n'y avait aucune violence envers lui, j'ai du mal à le croire

Marie

Aujourd'hui, l'enquête des services sociaux a été clôturée. La police, elle, poursuit la sienne. Mais surtout, Marie a parlé à son fils. "On a beaucoup discuté, raconte-t-elle dans le cinquième épisode du podcast Que sont-ils devenus ?. Il m'a dit qu'il n'y avait pas de violences sur les filles, qu'il était outré que je puisse penser ça." En ce qui le concerne, il nie aussi être victime de sa conjointe. "Il m'a dit qu'il n'y avait aucune violence envers lui, j'ai du mal à le croire", poursuit Marie. "On a tellement bien discuté que je lui ai fait confiance."

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"Vous avez été très réactive et très protectrice, tant vis-à-vis de votre fils que de vos petites filles", salue Caroline Dublanche. "La compagne de votre fils sait qu'il y a quand même une vigilance et qu'il y a eu signalement des faits. Pour le moment c'est clos, on ne donne pas suite, mais ça peut réouvrir si de nouveaux faits surviennent. Et vous n'avez pas perdu le lien avec votre fils !"

Votre fils sait que si vous avez agi, ce n'est pas pour lui nuire, c'est au contraire pour le protéger

Caroline Dublanche

Garder contact avec lui est primordial. "J'imagine que sa compagne, qui déjà ne vous reçoit plus à la maison, l'isole de toutes les personnes de son entourage qui pourraient lui apporter une aide, suppose Caroline Dublanche. Elle n'arrive pas à l'isoler de vous et c'est pour ça que c'est important que vous gardiez ce lien de confiance. Il a su venir se réfugier chez vous. Il sait que si vous avez agi, ce n'est pas pour lui nuire, c'est au contraire pour le protéger. Ça, c'est précieux."

A la retraite, Marie a tout de même fait le choix de s'éloigner physiquement de ses petites filles et de leur père. Elle déménage sur la côte basque pour se rapprocher de sa fille - la sœur de son fils - qui attend un enfant. "Ça m'a beaucoup changé l'esprit, parce que rester sur place dans la même rue que lui, ça m'était insupportable, explique Marie. Je me fais du souci, forcément".

Il faut aussi que vous pensiez à vous

Caroline Dublanche

Marie espère voir ses petites filles pendant l'été. "Ce serait très bien parce que c'est une période à risque pour les violences intrafamiliales parce qu'il n'y a plus l'école, c'est les vacances judiciaires", estime Caroline Dublanche.

Il ne faut pas que Marie culpabilise. "Vous êtes une mère et une grand-mère très impliquée, très vigilante", affirme Caroline Dublanche. "Et puis, il faut aussi que vous pensiez à vous. Marie, c'est-à-dire que vous êtes à la retraite, c'est une nouvelle page qui s'ouvre." Il faut maintenir le lien avec son fils et ses petites filles, et tout ce qu'elle a accompli portera sans doute ses fruits plus tard, conclut la psychologue de "Parlons-Nous".

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>> Retrouvez tout l'été le podcast de Caroline Dublanche "Que sont ils devenus ?" Chaque mardi, l’animatrice de l'émission quotidienne "Parlons-Nous" prend des nouvelles des personnes qui se sont confiées à elle... tout au long de l’année en toute intimité et complicité !

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