1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Violences conjugales : comment lutter contre ce fléau ?
2 min de lecture

Violences conjugales : comment lutter contre ce fléau ?

INVITÉE RTL - Ernestine Ronai, membre du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, préconise la formation et la sélection de policiers, gendarmes et magistrats, chargés de traiter les affaires de violences conjugales.

Comment lutter contre les violences faites aux femmes ?
Comment lutter contre les violences faites aux femmes ?
Crédit : Yuttana Jaowattana / EyeEm / GETTY
Ernestine Ronai était l'invitée de RTL Midi ce 2 août 2021
05:39
Bénédicte Tassart - édité par Marie Gingault

Les violences conjugales restent un fléau en France. En 2020, 102 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Si les chiffres sont historiquement bas, ils n'en restent pas moins insoutenables. "Le maître mot c'est : protéger les femmes", a martelé Ernestine Ronai, membre du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, invitée sur RTL ce lundi. 

Gérald Darmanin a annoncé ce lundi matin rendre prioritaires les plaintes pour violences conjugales ainsi qu'une rémunération plus importante pour les officiers de police judiciaire, afin de rendre de métier attractif et ainsi renforcer les brigades de protection des familles. Des mesures jugées nécessaires par Ernestine Ronai.

Les plaintes pour violences conjugales passent parfois en dessous de la pile, déplore-t-elle. Cela s'explique "du fait qu'une plainte pour violences conjugales demande des investigations plus importantes qu'une plainte pour un téléphone volé (...) Donc ça demande d'avoir des policiers et des gendarmes en nombre suffisant, formés et je dirais même sélectionnés", insiste-t-elle.

Il faut qu'une femme qui porte plainte soit protégée avant la sanction

Ernestine Ronai

"On a besoin d'avoir des personnels qui soient impliqués sur le sujet et en nombre suffisant, et nous savons que nous manquons cruellement de forces de sécurité et de magistrats pour s'occuper de problème", déplore la responsable de l'observatoire de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes qui rappelle qu'"il n'y a pas de petites violences". 

À lire aussi

"On ne sait jamais quand un homme violent va passer à l'acte le plus grave. Ce qu'on sait c'est qu'ils sont dangereux et il faut absolument considéré que la violence psychologique, physique, sexuelle, est dangereuse dès la première fois", insiste Ernestine Ronai. "Le maître mot c'est : protéger les femmes. Quand une femme porte plainte, quand une femme se signale aux forces de sécurité ou à la justice, il faut qu'elle soit protégée, avant la sanction", a-t-elle conclu.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/