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Vincent Lambert : "Le médecin ne veut pas entendre", dit l'un des avocats des parents

INVITÉ RTL - L'un des avocats des parents de Vincent Lambert précise quels recours ont été déposés pour suspendre la décision du Conseil d'État, qui a validé l'arrêt des soins.

Des manifestants réclament "la vie pour Vincent Lambert" lors d'une manifestation devant le CHU de Reims, le 19 mai 2019
Des manifestants réclament "la vie pour Vincent Lambert" lors d'une manifestation devant le CHU de Reims, le 19 mai 2019
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Vincent Lambert : "Le médecin ne veut pas entendre", dit l'un des avocats des parents
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Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Eléanor Douet

Vincent Lambert, homme tétraplégique dans un état végétatif depuis un accident de voiture en 2008, va-t-il mourir dans les prochains jours ? Le tribunal administratif de Paris vient de rejeter un dernier recours des parents de Vincent Lambert, contre l'arrêt des soins qui devrait intervenir cette semaine. Toutefois, trois autres recours vont être déposés.

"Nous avons saisi le Conseil d'État en appel de cette décision invraisemblable du tribunal administratif de Paris. Nous sommes sur le point de saisir la Cour d'appel de Paris et nous avons également saisi la Cour européenne des droits de l'homme", a expliqué sur RTL l'un des avocats des parents de Vincent Lambert, Me Jean Paillot.

L'avocat estime que le médecin qui officiellement a le droit dès aujourd'hui d'arrêter les traitements n'a pas le droit de le faire, en raison de la décision du Comité international pour le droit des personnes handicapées (CIDPH). Le 3 mai dernier, ce comité de l'ONU a ordonné que l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert soient maintenues le temps que l'on examine le cas de Vincent Lambert. "La France considère que cette demande n'est pas une obligation, ce en quoi elle fait une erreur de droit terrifiante à ce niveau de responsabilité", déplore Me Jean Paillot. 

La saisie de ces trois juridictions, espère Me Jean Paillot, contraindra la France à mettre en œuvre les mesures provisoires ordonnées par le CIDPH. Actuellement, la France considère qu'il n'y a aucune obligation à suivre ces mesures : "C'est encore une erreur de droit", martèle l'avocat. 

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Me Jean Paillot point également du doigt le médecin de Vincent Lambert. "Dans la mesure où nous sommes en présence manifestement d'un médecin qui ne veut pas entendre, nous avons également saisi les juridictions pénales et ordinales dont dépend le docteur Sanchez pour faire constater que son action se trouve en violation complète du droit applicable, à savoir les mesures provisoires", explique-t-il.

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