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VIDÉOS - Loi Travail : les manifestations dégénèrent, 24 policiers et gendarmes blessés dont 3 grièvement

La manifestation contre la loi travail a mobilisé près de 170.000 personnes en France, selon les autorités. La CGT recensant de son côté 500.000 manifestants, dont 60.000 à Paris.

Les forces de l'ordre place de la Nation lors des manifestations le 28 avril 2016
Les forces de l'ordre place de la Nation lors des manifestations le 28 avril 2016
Crédit : Brice Dugénie / RTL
Les forces de l'ordre place de la Nation lors des manifestations le 28 avril 2016
Des poubelles ont été incendiées à Paris, le 28 avril 2016
Les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser la foule à Paris
Les policiers surveillent l'arrivée du cortège place de la Nation à Paris
Des échanges de gaz lacrymogènes entre policiers et forces de l'ordre
Des CRS rassemblés devant certains manifestants à Paris, le 28 avril 2016
À Rennes, ces débordements n'ont rien d'un "exercice" pour les forces de l'ordre
Certains manifestants assument "de mauvaises intentions" à Rennes
Des débordements se sont produits à République à Rennes
"Dieu pardonne, pas nous", selon des manifestants à Rennes
Des affrontements ont éclaté entre certains manifestants et les forces de l'ordre à Rennes, le 28 avril 2016
À Nantes, les forces de l'ordre ont neutralisé certains manifestants
De nombreux affrontements ont éclaté à Nantes entre forces de l'ordre et manifestants
Les forces de l'ordre place de la Nation lors des manifestations le 28 avril 2016 Crédits : Brice Dugénie / RTL
Des poubelles ont été incendiées à Paris, le 28 avril 2016 Crédits : ALAIN JOCARD / AFP
Les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser la foule à Paris Crédits : ALAIN JOCARD / AFP
Les policiers surveillent l'arrivée du cortège place de la Nation à Paris Crédits : Brice Dugénie / RTL
Des échanges de gaz lacrymogènes entre policiers et forces de l'ordre Crédits : Brice Dugénie / RTL
Des CRS rassemblés devant certains manifestants à Paris, le 28 avril 2016 Crédits : DOMINIQUE FAGET / AFP
À Rennes, ces débordements n'ont rien d'un "exercice" pour les forces de l'ordre Crédits : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Certains manifestants assument "de mauvaises intentions" à Rennes
Des débordements se sont produits à République à Rennes Crédits : DAMIEN MEYER / AFP
"Dieu pardonne, pas nous", selon des manifestants à Rennes Crédits : DAMIEN MEYER / AFP
Des affrontements ont éclaté entre certains manifestants et les forces de l'ordre à Rennes, le 28 avril 2016 Crédits : DAMIEN MEYER / AFP
À Nantes, les forces de l'ordre ont neutralisé certains manifestants Crédits : LOIC VENANCE / AFP
De nombreux affrontements ont éclaté à Nantes entre forces de l'ordre et manifestants
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Claire Gaveau & AFP

Cette nouvelle journée de mobilisation aura une nouvelle fois été émaillée de violence. Sept syndicats de salariés et d'étudiants ont donné rendez-vous pour battre une nouvelle fois le pavé contre la loi Travail alors que le projet porté par la ministre Myriam El Khomri peine à rassembler. "Gagner le retrait du projet de loi travail est possible", affirme l'intersyndicale qui a appelé à "renforcer les mobilisations" après deux mois de mobilisation

Mais les rassemblements ont rapidement tourné à la révolte dans de nombreuses villes de France. La manifestation contre la loi travail a mobilisé jeudi près de 170.000 personnes en France, dont 14.000 à 15.000 à Paris, selon les autorités, la CGT recensant de son côté 500.000 manifestants, dont 60.000 à Paris. Selon un décompte à partir de chiffres de la police pour plus de vingt villes, hors Paris, les défilés ont réuni au moins 50.000 manifestants : 8.500 à Nantes, 5.500 au Havre comme à Lyon, 4.800 à Marseille, 4.000 à Rennes comme à Rouen, 3.800 à Toulouse. À Bayonne, environ 2.500 manifestants ont été recensés, 2.200 à Caen, 2.000 au Mans.

Malgré des chiffres en baisse par rapport aux précédentes manifestations, la mobilisation a été largement émaillée de violences dans toute la France. À Paris, mais aussi à Nantes, Rennes et Grenoble. "24 policiers et gendarmes ont été blessés, dont trois très grièvement à Paris", a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve alors que 124 interpellations ont eu lieu en France. Le ministre de l'Intérieur a notamment dénoncé ces débordements provoqués par de la part de cette poignée de casseurs qui n'ont en partage que la violence".

Un policier en "urgence absolue" à Paris

Dans la capitale, de violents heurts ont éclaté jeudi après-midi entre la police et des manifestants lors du défilé contre la loi travail. À l'entrée du pont d'Austerlitz, sur la rive gauche de la Seine, plusieurs dizaines de manifestants ont lancé des bouteilles, des pavés et des extincteurs contre les forces de l'ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes.

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Ces incidents ont interrompu la progression du cortège, qui n'avait pas encore passé le pont, et provoqué l'arrivée de CRS en renfort. Selon France Info, 300 personnes cagoulés ont perturbé le cortège qui avait rassemblé 60.000 manifestants, selon les chiffres de la CGT. Lors de la mobilisation précédente, le 9 avril, les syndicats avaient recensé 110.000 manifestants. 

La préfecture de police annonce par ailleurs que deux policiers ont été blessés dans les affrontements qui ont éclaté dans la capitale. L'un des deux agents serait par ailleurs en état "d'urgence absolue", selon un message posté sur Twitter. 

Une Porsche incendiée à Nantes

En Loire-Atlantique, il a fallu attendre dix minutes après le départ de la manifestation pour voir apparaître des jeunes cagoulés au sein du cortège qui rassemblait 8.500 personnes selon la police et plus de 20.000 selon les syndicats. Dans un ballet devenu presque courant dans la cité des bords de Loire, les forces de l'ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes face aux manifestants qui criaient "Nique la BAC" et "Tout le monde déteste la police". 

Et si les organisateurs avaient pris l'option d'éviter au maximum l'hypercentre de la ville pour limiter les débordements, ces derniers ont bel et bien eu lieu. Un groupe s'est notamment dirigé vers la préfecture de Loire-Atlantique, où de nouveaux échanges de projectiles ont lieu avec les forces de l'ordre et où une Porsche de couleur grise a été incendiée, dégageant une épaisse fumée noire. 

Une bombe artisanale lancée contre les CRS à Rennes

Même constat en Bretagne où la ville de Rennes a également été pris d'assaut par une certains manifestants marginalisés. Des affrontements ont éclaté à la mi-journée à l'issue de la manifestation contre la loi Travail alors que les forces de l'ordre ont chargé les casseurs à grands renforts de gaz lacrymogènes. La manifestation organisée dans le calme par les syndicats s'était ébranlée vers 11 heures mais des groupes incontrôlés se sont dirigés vers le centre historique à l'heure de la dispersion. Ces dernières semaines, des incidents similaires se sont déjà produits dans la capitale bretonne au cours d'autres défilés contre la réforme du droit du travail. 

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