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Christophe Leribault à l'Élysée le 27 février 2024
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
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À 62 ans, Christophe Leribault ajoute une ligne majeure à un curriculum déjà impressionnant : la présidence du Musée du Louvre, le musée le plus visité au monde. Choisi pour succéder à Laurence des Cars, il arrive à la tête de l’institution après avoir dirigé certaines des plus grandes maisons patrimoniales françaises. Une trajectoire qui prend les traits d'une véritable ascension.
Né le 14 octobre 1963 dans le Val-d’Oise et diplômé de la Sorbonne, Christophe Leribault vit son premier choc artistique en 1967, à l'âge de 5 ans, lors de sa visite à l'exposition dédiée à Toutankhamon, avec ses parents. Un million de visiteurs s'y pressent pour admirer les trésors du tombeau du pharaon, notamment son célèbre masque d'or et de pierres précieuses. C'est à ce moment-là que son amour pour l'art et les musées voit le jour.
Conservateur au Musée Carnavalet pendant seize ans (1990-2006). Il rejoint ensuite le département des arts graphiques du Louvre comme directeur adjoint (2006-2012), avant de prendre la tête du musée national Eugène-Delacroix, puis celle du Petit Palais en 2012.
Au Petit Palais, son style s’affirme : programmation ambitieuse, dialogue constant entre patrimoine et création contemporaine, politique éducative énergique. Loin d’un musée figé, il défend une institution vivante, traversée par les questions de son temps.
En 2021, il succède déjà à Laurence des Cars à la présidence des Musée d'Orsay et Musée de l'Orangerie. Il y poursuit une politique d’ouverture assumée : faire des musées "des lieux en prise avec les préoccupations et les interrogations de notre temps". Les expositions consacrées à Edvard Munch ou à Vincent van Gogh à Auvers-sur-Oise attirent massivement le public après la crise sanitaire.
En février 2024, il est choisi par Emmanuel Macron pour diriger le Château de Versailles, succédant à Catherine Pégard. À Versailles, il accueille des épreuves des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 tout en poursuivant les grands chantiers de restauration et l’ouverture à l’art contemporain. "Je ne souhaite pas faire que du Louis XIV", confie-t-il, fidèle à son refus des musées-musées.
Spécialiste du XVIIIe siècle, élu à l’Académie des beaux-arts en 2023, Christophe Leribault est décrit par le graveur Érik Desmazières comme un "monomaniaque des beaux-arts". Lors de sa séance d’installation à l’Académie des Beaux-Arts, le 25 septembre 2024, l’historien de l’art Pierre Rosenberg, son mentor, dresse de lui un portrait affectueux : "Vous n’avez pas d’ennemis ; les seuls que je vous connaisse sont ceux qui aiment trop les chiens et pas assez les chats", plaisante-t-il.
"Vous êtes quelqu’un qu’on a plaisir à rencontrer ; vous mettez de bonne humeur", assure-t-il. Sous "cette apparence joyeuse et gaie", se cache "un gros travailleur", passionné par les musées. Amoureux des chats, son fidèle compagnon s’appelle Grissette. Leribault cultive cette image d’homme affable, accessible, presque malicieusement enthousiaste. Mais son parcours révèle surtout une constante : la conviction que les musées ne sont pas des mausolées, mais des lieux de transmission et de dialogue.
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