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Un journaliste prend le TGV et l'Eurostar avec une mitraillette dans son sac à dos

REPLAY - Le reporter belge a voulu mettre à l'épreuve les "contrôles renforcés" évoqués depuis l'attaque dans un Thalys. Il a voyagé sans problème sur deux lignes internationales.

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Un journaliste prend le TGV et l'Eurostar avec une mitraillette dans son sac à dos Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

"Nous sommes entrés dans un train comme on entre dans un moulin, 72 heures après un attentat déjoué". Un journaliste du quotidien belge La dernière heure a voulu vérifier si les contrôles ont été reforcés dans les trains, depuis l'attaque avortée dans un Thalys Amsterdam-Paris la semaine dernière. Il a donc pris le TGV Bruxelles-Nice de 11h27 lundi avec, dans son sac à dos, une arme factice : une mitraillette dont le canon dépassait.

Le journal publie des photos de son périple. Le journaliste prend place dans le train, laisse son sac à dos sur un fauteuil le temps d'aller aux toilettes ou à la voiture bar : personne ne réagit. Il descend du train en gare de Lille-Europe, où il croise trois militaires, qui ne remarquent rien. Il va jusqu'à demander son chemin à un des soldats en faction ! Là, il met sa capuche et des lunettes noires, "histoire d'avoir vraiment l'air d'un mec suspect", pour aller prendre l'Eurostar avec son arme.

Il embarque sans problème : pas d'enregistrement, pas de portique de sécurité, pas de contrôle de billet. Dans le train, il recommence son manège : abandon du sac à dos pendant ses déplacements aux toilettes et au wagon-bar, mais arrive à Londres sans encombres. 

Vent de panique dans les Bourses

Il y a d'abord une image, que l'on connait, que l'on connait même par coeur. Un homme, la mine absaourdie, l'oeil inquiet, se tient la tête dans les mains. En arrière-plan, des chiffres défilent en rouge... Cet homme est à la Une des Echos. Un de ses homologues fait la une de Libération, et en Une du Figaro ils sont quatre, qu'on devine pris de panique.

Cette iconographie, on la connaît par coeur, c'est celle du krach boursier, et la sémantique qui l'accompagne : "la débâcle" pour Les Echos, "Les Bourses mondiales affolées", pour Le Figaro, "Lundi noir" pour Libération, qui titre sur "La grande menace de Chine"... Une Chine "rattrapée par ses progrès et qui est arrivée à un tournant de son histoire. Elle doit aujourd'hui se réinventer. Parfois dans la douleur. Pour elle comme pour le reste de la planète", estime Philippe Marcacci dans L'Est républicainDominique Seux, dans Les Echos, s'interroge sur les raisons de cet affolement et l'explique notamment par "l'absence de données fiables sur l'économie chinoise.

Quand la croissance cavalait à 8-10%, tout le monde faisait semblant de croire les statistiques officielles. Pékin avance désormais le chiffre de 7%. Mais, au fond, personne n'en sait rien. Est-ce 4%, 3%, 1%,voire moins ?"

Comment gérer l'afflux de migrants ?

Loin des vicissitudes du monde de la finance, en Une du Parisien: "Migrants, un défi humanitaire pour Paris". En Une de La Croix : "Demandeurs d'asile, comment faire face ?". La photo montre ces réfugiés marchant sur des rails à la frontière gréco-macédonienne, avec pour seul bagage un sac à dos. Mais les photos qu'il faut absolument voir ce matin sont celles du magazine Polka, dans son reportage "Leurs nuits noires".

Le photographe suédois Magnus Wenman s'est rendu dans des camps de réfugiés syriens pour photographier des enfants sur le point de s'endormir. Aucun n'a les yeux fermés. Tous fixent l'objectif. "Ils sont les victimes aux rêves brisées d'une guerre civile qui dure depuis plus de 4 ans", dit le magazine. En regardant ces images, explique le photographe, "nous sommes tous des parents d'enfants syriens".

Le petit Amir photographié dans le camp de Fayda, au Liban
Le petit Amir photographié dans le camp de Fayda, au Liban Crédit : Polka

Un village traumatisé par l'enlèvement de Bérényss

 Aujourd'hui en France est retourné à Sancy (Meurthe-et-Moselle), où Berenyss avait été enlevée, le 23 avril dernier, alors qu'elle jouait dans un square avec sa mère. Le kidnappeur l'avait emmenée dans sa fourgonnette blanche, une alerte enlèvement avait été déclenchée et la petite fille avait été retrouvée saine et sauve le lendemain matin. Désormais, elle va bien... Le village un peu moins. Le square est désormais déserté.

"Des gosses dehors, vous n'en verrez pas", prévient une habitante, qui ne laisse plus son fils se balader loin de la maison. Pour répondre au traumatisme et a l'angoisse des parents, le maire va installer un dispositif de vidéo-surveillance : 8 caméras pour 360 habitants. "Il fallait une réponse forte et concrète", explique l'élu, qui parle de ce 23 avril comme du "11-Septembre de Sancy".

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2015-08-25 09:00:00
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