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TPE / PME : le plan de Manuel Valls pour relancer l'embauche est-il à la hauteur de l'enjeu ?

REPLAY - Sophie Moreau, présidente de la Fédération des TPE de Paris, et Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, ont commenté la série de mesures annoncée mardi par Manuel Valls pour doper l'emploi.

Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Crédit : Elodie Grégoire
TPE / PME : le plan de Manuel Valls pour relancer l'embauche est-il à la hauteur de l'enjeu ?
11:35
Christelle Rebière & Vincent Parizot

Le gouvernement tente de résoudre le problème de la régression des recrutements en France. Il a annoncé ce matin une série de mesures en faveur des 3,5 millions d'entreprises de moins de 250 salariés. Après la consultation des partenaires sociaux la semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls a dévoilé en conseil des ministres 18 propositions qui visent à relancer les embauches dans les TPE et les PME. 

En exemple, le gouvernement a fermé la porte à une réforme du CDI, réclamée par le patronat mais rejetée en bloc par les syndicats. Il a, en revanche, annoncé une modification des CDD et des contrats d’intérim. Ceux-ci pourront être renouvelés deux fois au lieu d'une seule, actuellement. 

Sophie Moreau estime que cette réforme des CDD et des contrats d'intérim n'est pas la clé pour relancer les embauches en France. Selon elle, accorder la possibilité à un salarié de faire trois CDD de 6 mois pour se retrouver dans une situation de précarité de 18 mois maximum ne change pas grand chose. Concernant une autre proposition de Manuel Valls, notamment la prime de 4.000 euros pour l'embauche d'un premier salarié, elle reste sceptique. La présidente de la Fédération des TPE de Paris dénonce une somme insuffisante pour encourager un chef d'entreprise à recruter. 

Cette prime de 4.000 euros est l'équivalent d'un mois de salaire d'un smicard avec les charges.

Sophie Moreau, présidente de la Fédération des TPE de Paris

Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, estime qu'un chef d'entreprise sensé n'embauche que lorsqu'il a des clients pérennes, et que ce n'est pas une prime de 4.000 euros qui va le motiver. Concernant la proposition d'un système de plafonnement des indemnités pour licenciement abusif, il ressent un fort mécontentement et estime que c'est une porte ouverte au congédiement. 

Cette manière d'informer les chefs d'entreprises qu'ils vont payer moins, s'ils licencient leurs salariés légalement, est assez choquante.

Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC
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