4 min de lecture Syrie

Syrie : l'hôpital de l'espoir naît grâce à la solidarité citoyenne

Dans le nord de la Syrie, un hôpital a ouvert dans une ville libérée du groupe État islamique grâce aux dons venus du monde entier.

Amandine Begot La Revue de Presse Amandine Bégot iTunes RSS
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Adeline François : en Syrie, l'hôpital de l'espoir naît grâce à la solidarité citoyenne Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

RTL organise aujourd'hui sa journée des solutions, alors, dans la presse ce matin, les problèmes et les solutions. C'était le 5 avril dernier, l'inauguration d'un hôpital  dans le nord de la Syrie. La veille, la population de toute une cité située à 200 km de là, Khan Cheikhoun avait été gazée au sarin. Le 5 avril, le Hope hospital for children, l'hôpital de l'espoir pour les enfants ouvrait donc ses portes.

Emmanuel Hadda s'y est rendu pour la Croix. "L'établissement aurait pu s'appeler hôpital de la témérité, tant sauver des vies est devenu synonyme de risquer la sienne en Syrie", écrit-il. Cet hôpital de l'espoir est dirigé par le docteur Hatem qui était auparavant pédiatre à l'hôpital d'Alep-Est, bombardé à trois reprises depuis l'été dernier. "Les enfants que nous soignions sont morts, nous avons dû fuir Alep et nous songions à cesser définitivement notre activité."

C'est à ce moment  qu'il a su, qu'il a su qu'en Europe, une campagne de levée de fonds avait été lancée par l'association des docteurs indépendants pour ouvrir un nouvel hôpital. L'association basée à Londres avait besoin pour cela de 100.000 euros, elle en a récolté près de 300.000. Un convoi a quitté Londres au début de l'année avec du matériel pour le futur hôpital, rejoint par un convoi parti de Paris grâce à l'union des organisations de secours et de soins médicaux.

Le nouvel hôpital s'est installé dans un centre de soin désaffecté dans la ville libérée de Gandhoura. Depuis une semaine, on y soigne les enfants malades. c'est le premier hôpital syrien financé par la solidarité citoyenne mondiale. 4.828 personnes ont donné de l'argent, "une goutte d'espoir dans un océan de nécessités", écrit la Croix.

En France problèmes et solutions à 4 jours du 1er tour

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Premier problème qui s'impose ce matin dans les journaux : le traitement de la menace terroriste. "La campagne dans le viseur", titre la Provence, "Menaces terroristes sur la présidentielle", en une du Figaro. "Fin de campagne sous la menace", pour Libération.

"Emportés par le tourbillon de la présidentielle, nous avions presque oublié... Oublié que la France vit en état d'urgence", rappelle Rémi Godeau dans l'Opinion. "L'arrestation de deux hommes vient nous replonger dans les terribles douleurs des mois passés", écrit aussi Christophe Bonnefoy dans le Journal de la Haute-Marne avant d'ajouter : "Si cette campagne a parfois eu tendance à déstabiliser l'électeur, à l'inquiéter même, le travail de la DGSI est rassurant. On en a bien besoin."

C'est ce que met en avant aussi Libération qui se félicite d'abord que les candidats se soient abstenus de toutes récupérations politiques de ces menaces et qui souligne aussi qu'avec l'arrestation de ces deux suspects, c'est l'action de renseignements qui aboutit à des résultats tangibles, bien plus que les avocats d'une répression tous azimuts et d'un état d'urgence permanent. "Dans la lutte contre la terreur, écrit Laurent Joffrin, la démocratie n'est pas un handicap."

Sauver les hérissons

Figurez-vous qu'une pétition ayant recueilli quelque 70.000 signatures vient d'être adressée aux candidats à la présidentielle pour les alerter sur la disparition programmée des hérissons ! Là ou dans les campagnes il y en avait 100, on en compte plus que 3. Ne riez pas, c'est un sujet capital, car le hérisson est l'ami du jardin, ou il joue un rôle de régulateur, comme les abeilles. Il mange les insectes, les escargots et protège ainsi les récoltes. "Le hérisson existe depuis 60 millions d'années", explique un responsable du Muséum d'histoires naturelles dans la Croix.

"Il fait partie de notre patrimoine naturel, nous sommes responsables de sa préservation." De quoi meurent les hérissons ? 26% sont intoxiqués par nos pesticides, 24% sont écrasés sur nos routes, parce que le hérisson, quand il a peur, ne fuit pas, mais se met en boule. La solution, ce n'est pas de lui apprendre à fuir, mais de lui construire des petits tunnels.

Trump victime de démence précoce

Donald Trump souffre-t-il de démence précoce ? C'est l'hypothèse avancée cette semaine par David Pakman l'animateur vedette d'un talk-show diffusé sur une centaine de chaînes câblées et qui s'interroge sérieusement sur les difficultés à lire, qui semblent par moment affecter le président américain. L'animateur en a fait la démonstration dans sa dernière émission, en expliquant que Donald Trump cochait toutes les cases d'un début d’Alzheimer : comportements erratiques, brusques changements d’humeur, réponses bizarres et inappropriées lors des conférences de presse, oublis récurrents, incapacité à se concentrer, absence de gêne ou de freins sociaux qui peuvent le conduire à se moquer en public d’un journaliste handicapé en l’imitant grossièrement.

Autre indice, la pauvreté stupéfiante de son vocabulaire et la difficulté à trouver ses mots. Mais il y a aussi ces pertes d’équilibre dont il  semble souffrir (Trump a d'ailleurs la phobie des escaliers), l'animateur n'est pas le seul à s'interroger sur la santé mentale du président américain. Tous ces signes avant coureurs, des médecins, neurologues, psychologues cliniciens réunis dans l'association Duty to warn, devoir d'alerte les ont vus. Ils ont aussi noté un élément : l'émotion de Donald Trump qui parle de la mort d'un "beautiful little baby", un  joli petit bébé pour justifier les frappes en Syrie. Duty to warn tiendra demain sa première conférence annuelle à l’école de médecine de Yale.

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