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Sherin Khankan, danoise, mère et imame au Danemark

REPLAY - "Le Monde" dresse le portrait de cette Danoise de 43 ans, l'une des cinq femmes imames sur la planète.

Sherin Khankan, le 26 août 2016 au Danemark.
Sherin Khankan, le 26 août 2016 au Danemark.
Crédit : Betina Garcia / Scanpix Denmark / AFP
Sherin Khankan, danoise, mère et imame au Danemark
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Sherin Khankan, danoise, mère, et imame au Danemark
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Amandine Bégot

Elle a décidé d'assumer, de briser tous les tabous, quitte à faire bondir les musulmans radicaux, quitte aussi à s'attirer les foudres des islamophobes. Sherin Khankan est imame et Annick Cojean dresse son portrait dans Le Monde. Portrait d'une Danoise de 43 ans, fille d'une Finlandaise et d'un Syrien, mère de 5 enfants, adepte des réseaux sociaux et qui a créé en 2016 une mosquée où seules les femmes sont acceptées pour la prière du vendredi. Une révolution pour elles qui sont souvent reléguées au fond, parquées dans des pièces séparées ou incitées à prier chez elles.

Sherin Khankan ne s’arrête pas là. Dans sa mosquée, elle célèbre des mariages interconfessionnels, d'ordinaires interdits aux musulmanes, elle prévoit des contrats qui interdisent la polygamie, les violences conjugales, et reconnaissent le droit des femmes au divorce. Le voile ? Sherin Khankan ne le porte qu'au moment de prier et prône l'entière liberté des musulmanes.

"Ce qu'elle entreprend est stupéfiant", dit l'une des figures du féminisme au Danemark. "Elle galvanise les femmes en leur montrant que ce n'est pas tant la religion qui les oppresse, qu'un carcan patriarcal qu'elle peuvent faire craquer". La femme est l'avenir de l'Islam, c'est  le titre du livre que publie Sherin Khankan et qui sort demain en France. Une imame avec un E bien décidée à en former d'autres. Aux États-Unis, en Allemagne, en Afrique du Sud, mais aussi au Royaume-Uni.

"Le Coran, rappelle-t-elle, n'évoque pas la question et de préciser, non sans malice qu'au Danemark les premières femmes pasteures ont été ordonnées par l'Église protestante en 1948. Aujourd'hui, 70 ans plus tard, elles sont à peu près aussi nombreuses que les hommes".

Des femmes qui lèvent l'omerta

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Elles aussi ont décidé de briser un tabou. Libération revient ce matin sur celles, qui dans la foulée de l'affaire Weinstein, ont décidé de lever l'omerta sur un phénomène massif qui touche tous les milieux. "Porcs sur le grill", titre le quotidien qui évoque le succès de ce hashtag "BalanceTonPorc", lancé vendredi en France sur Twitter et qui a depuis fait des petits. Hashtag "MeToo" (moi aussi) aux États-Unis lancé par l'actrice Alyssa Milano, qu'on a notamment découvert dans la série Madame est servie, mais aussi en Italie. Le mot clé là-bas c'est "quellavoltache" : la fois où.

Une parole qui se libère sur le net, mais aussi chez Viol Femmes Info. Depuis quelques jours, le standard explose. C'est ce qu'on peut lire ce matin dans le Parisien/Aujourd'hui en France. "En 2011, les appels avaient doublé après l'arrestation de Dominique Strauss Kahn. Là, une nouvelle étape est franchie", explique le quotidien. "La parole se libère comme jamais" estime Lucie Sabau, chargée de mission aux collectifs. Des femmes connues de tous racontent précisément la stratégie des agresseurs sexuels, qui est toujours la même. Et cela fait écho pour d'autres".

Des femmes à qui le magazine Elle rend hommage. Une réponse à la une des Inrocks qui a fait polémique la semaine dernière, celle consacrée à Bertrand Cantat. "Au nom de Marie", c'est le titre qu'a choisi Dorothée Werner pour son édito, en écho au "Cantat en son nom"  des Inrocks. "Il faudra davantage que la médiatisation obscène pour éteindre ta flamme", écrit la journaliste. 

Hollande en colère contre Macron

Lui hésite à parler. Lui c'est François Hollande. L'ancien président n'a pas regardé la première interview télévisée d'Emmanuel Macron dimanche. Il était déjà à Séoul où il a tenu cette nuit sa première conférence d'ex-président. En revanche, il a consulté les dépêches, échangé des SMS avec ses proches et il ne décolère pas, raconte le Parisien. François Hollande n'a visiblement pas du tout apprécié les nombreux tacles de son successeur sur sa présidence bavarde, son choix de conditionner la réussite de son quinquennat à l'inversion de la courbe du chômage, ou sa taxe à 75%.

"Trop c'est trop, François est très en colère", confie l'un de ses proches. Un autre ajoute : "François va en balancer une un de ces quatre, je ne sais pas quand". Un François Hollande bien déterminé à ne pas faire du Sarkozy. Son entourage a pris le soin de préciser que la conférence qu'il donne en Corée est rémunérée, mais qu'il reverse une partie des sommes à sa fondation. "Le fric c'est pas son truc", glisse un proche. "Comme quoi, conclut Nathalie Schuk, lui aussi il a du mal avec son prédécesseur".

Relations visiblement nettement plus apaisées entre Édouard Philippe et son ancien mentor Alain Juppé. Le Premier ministre se rend à Bordeaux vendredi, déplacement autour du logement. Le rendez-vous sera scruté de près puisque c'est la première fois que les deux hommes se revoient publiquement depuis le mois de mai, rappelle l'Opinion.

L'Opinion revient également sur l'intervention télé d’Emmanuel Macron et sa volonté affichée d'étendre l'épargne salariale. "La phase 3 d'un billard à 4 bandes", dit le quotidien. "L'avantage de réformer la participation, peut-on lire, c'est que cela permet en même temps de se rabibocher avec les syndicats, d'adresser un signal aux salariés modestes et de remettre l'entreprise au cœur du projet de société". Le fameux "en même temps, ça va mieux en le disant".

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