1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Rentrée scolaire et coronavirus : comment le dépistage par autotest va s'organiser
2 min de lecture

Rentrée scolaire et coronavirus : comment le dépistage par autotest va s'organiser

Collèges et lycées réouvrent leurs portes ce lundi 3 mai. Pour éviter une explosion des contaminations, le ministère de l'Éducation nationale mise sur une stratégie de dépistage avec autotests et tests salivaires.

Des enfants devant une école à Paris, le 26 avril 2021
Des enfants devant une école à Paris, le 26 avril 2021
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Rentrée scolaire et coronavirus : comment le dépistage par autotest va s'organiser
02:10
Sophie Aurenche

La règle reste la même : un cas positif, et la classe ferme. Sur la semaine du 26 au 30 avril, plus de 1.000 ont été ordonnées dans les maternelles et primaires, soit 0,4% du nombre total de classes. Une règle change cependant : si un enseignant est positif, et donc absent, les élèves ne sont pas dispatchés dans les autres classes afin d'éviter les brassages.

Depuis la semaine dernière, les enseignants et le personnel de l'Éducation nationale ont de quoi réaliser deux autotests par semaine, sans obligation. On ne connait pas le nombre de tests réalisés depuis la rentrée, ceux-ci n'étant pas comptabilisés dans les statistiques officielles. Le ministère de l'Education nationale en a acheté 65 millions.

Les élèves, eux, pourront se tester qu'à partir de la semaine prochaine, au mieux. Il faut d'abord recueillir l'accord des parents, que les enseignants expliquent aux élèves comment ces tests fonctionnent, à l'aide de fiches pédagogiques et de vidéos du ministère. Les tests doivent normalement être réalisés au sein de l'établissement, mais les proviseurs sont sceptiques. Selon trois de leurs syndicats, réaliser deux autotests par élève dans un lycée avec 1.000 élèves prendra 58 heures à chaque fois, un temps impossible à dégager. 

Les autotests, un complément aux tests salivaires

Pour les convaincre, le ministère indique qu'une adhésion à 25% à un dépistage hebdomadaire réduit le nombre de cas de 30%. Si c'est 75%, les contaminations sont réduites de 50%.

À lire aussi

Ces autotests ne remplaceront pas les tests salivaires, mais seront un complément. 400.000 à 600.000 tests salivaires par semaine doivent être réalisés d'ici mi-mai, notamment à l'école primaire. L'objectif : atteindre le million de tests salivaires par semaine le plus vite possible.

Des protocoles suffisant pour empêcher un rebond ? C'est l'objectif, mais il faudrait aussi que les collectivités puissent s'équiper de capteurs de CO2, et que les enseignants puissent être vaccinés. Une certitude : le nombre de classes fermées augmentera dans les semaines à venir.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/