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Réforme de la justice : "On retourne 30 ans en arrière", fustige le bâtonnier de Paris

INVITÉE RTL - Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris, critique notamment la fusion des tribunaux d'instance et de grande instance.

Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris
Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
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Philippe Robuchon & La rédaction numérique de RTL

Le projet de loi de programmation pour la justice 2018-2022 inquiète. Principal point de crispation du texte : la fusion des tribunaux d'instance et de grande instance. Si Nicole Belloubet, la ministre de la Justice avait assuré sur RTL qu'aucun tribunal ne serait supprimé dans le pays, cela n'a pas suffit à rassurer.

Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris, n'a pas caché son appréhension. Invitée de RTL ce dimanche 22 avril, elle estime que cette mesure va "poser un problème par rapport à la proximité du justiciable". "C'est important que les Français puissent avoir accès à leur justice. Nous savons qu'à terme, cela signifie la disparition du juge, prévue dans bon nombre de dispositions", s'alarme-t-elle.

Les "petits litiges", réglés dans les tribunaux d'instance "ont une importance pour le citoyen et nous savons pertinemment qu'il y a un souhait de renvoyer ces affaires au numérique. Sous couvert de modernité, on retourne 30 ans en arrière par rapport à l'accès à la justice", fustige le bâtonnier de Paris, qui promet de nouvelles actions à venir contre le projet de loi.

Marie-Aimée Peyron s'est également élevée contre les salles d'audiences du nouveau palais de justice de Paris, qui sont pour certaines équipées de box vitrés pour les accusés. "Des cages vitrées", selon le bâtonnier de Paris, qui fait le parallèle entre "les animaux dangereux montrés aux enfants dans les zoos". "L'avocat ne peut pas communiquer avec son client, comme le prévoit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen", condamne celle qui est aussi avocate d'affaires.

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