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Réforme de l'assurance chômage : des syndicalistes et parlementaires exigent son abandon

"Nous ne voulons pas que les chômeurs se voient infliger la double peine de se retrouver privés d'emploi et de droits sociaux", écrivent la soixantaine de signataires de cette tribune.

À partir du 1er novembre, les futurs allocataires de l'assurance chômage seront soumis à de nouvelles formules d'indemnisation.
À partir du 1er novembre, les futurs allocataires de l'assurance chômage seront soumis à de nouvelles formules d'indemnisation. Crédit : AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Des syndicalistes et parlementaires exigent l'abandon de la réforme de l'assurance chômage et réclament "l'indemnisation de 100% des chômeurs", dans une tribune publiée dimanche 31 mai et dont la CGT a été à l'initiative, a indiqué le syndicat.

"Nous ne voulons pas que les chômeurs se voient infliger la double peine de se retrouver privés d'emploi et de droits sociaux", écrivent la soixantaine de signataires de cette tribune, pour laquelle la CGT a été rejointe par les comités de chômeurs AC!, MNCP et APEIS, ainsi que par l'Union syndicale Solidaires et le Syndicat des avocats de France (SAF). "Il est d'ores et déjà urgent de prolonger d'au moins un an les droits en cours et d'ouvrir des droits à toutes et tous ceux qui cherchent du travail", estiment les signataires.

Parmi ces derniers figurent les responsables syndicaux Catherine Perret (CGT) et Eric Beynel (Solidaires), les députés communistes Fabien Roussel, Marie-George Buffet et André Chassaigne, les députés LFI Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain et François Ruffin, ainsi que le porte-parole de l'association Droit au Logement (DAL) Jean-Baptiste Eyraud, des sociologues et des avocats. Ils demandent au gouvernement de "garantir le droit des chômeurs-ses à retrouver un emploi stable, et dans l'attente, à assurer la continuité de leur revenu avec le gel du décompte des jours d'indemnisation chômage versés depuis le 1er mars et l'arrêt des radiations et du contrôle de la recherche d'emploi".

"Le gouvernement veut maintenir coûte que coûte au 1er septembre le second volet de sa réforme de l'assurance chômage, qui doit réduire de 30 à 75% les allocations de 650.000 chômeurs, selon le chiffrage de l'Unedic", dénoncent-ils. Mais les "conséquences économiques" de la crise sanitaire "sur la situation de l'emploi ne cesseront pas avec le déconfinement", soulignent les signataires, qui réclament aussi l'abandon de la réforme des retraites.

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