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Redoublement, licence unique, candidature... Ce que prévoit le projet du gouvernement pour faciliter l’accès aux études de santé

Le gouvernement annonce une réforme majeure de la première année des études de santé. À partir de la rentrée 2027, les voies PASS et LAS disparaîtront au profit d’un parcours unique, plus lisible et harmonisé au niveau national, avec l’objectif de simplifier l’accès et de renforcer l’équité entre les étudiants.

Des étudiants pendant un examen (illustration)

Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Yasmine Boutaba

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La réforme entrera en vigueur à la rentrée universitaire 2027. Le projet acte la fin de l'accès aux études de santé sur deux voies distinctes : d'un côté le PASS, une année principalement centrée sur les enseignements médicaux, et de l'autre la LAS, une licence classique assortie d’une option santé. 

Mais selon le gouvernement, ce système mis en place en 2020 après la suppression de la PACES s’est révélé difficile à comprendre pour les familles et très variable selon les universités. Cette hétérogénéité a renforcé les inégalités entre étudiants, tout en maintenant un niveau de stress élevé.

Dans un communiqué, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a expliqué que le dispositif PASS/LAS "a [certes] apporté des avancées réelles […] mais il a aussi engendré une complexité devenue insupportable pour les étudiants et leurs familles". Ainsi, il a assuré vouloir "un modèle harmonisé, lisible et équitable sur tout le territoire". Même constat du côté de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist qui a défendu le nouveau modèle comme étant "plus lisible, plus juste et plus humain".

Une licence unique organisée en trois blocs

À partir de 2027, tous les étudiants passeront par une seule voie d’accès : une licence orientée santé, identique sur l’ensemble du territoire.

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Ce nouveau parcours reposera sur trois blocs d’enseignement. Le premier, consacré à la santé, regroupera les connaissances scientifiques et médicales dans un programme allégé. Le deuxième bloc sera disciplinaire, avec une matière au choix comme le droit, la biologie ou la psychologie. Enfin, un troisième bloc portera sur des compétences transversales, incluant les sciences humaines, l’éthique et les compétences psychosociales.

L’objectif est double : garantir un socle médical solide tout en ouvrant les profils à d’autres compétences, jugées essentielles pour les métiers de la santé.

Deux chances pour intégrer les filières médicales

Autre évolution majeure, les étudiants pourront candidater à deux reprises pour accéder aux filières de santé : une première fois à la fin de la première année de licence, puis une seconde à la fin de la deuxième année.

Cette mesure vise à réduire la pression concentrée jusqu’ici sur une seule année. Le redoublement en première année sera également réautorisé, alors qu’il avait été supprimé avec la réforme précédente.

La sélection reposera sur la validation des blocs santé et disciplinaire, avec une moyenne minimale de 10/20, ainsi que sur l’ensemble du parcours académique. Des épreuves orales pourront être organisées selon les universités.

Éviter les "années perdues"

L’un des objectifs affichés de la réforme est d’éviter les parcours sans issue. Les étudiants non admis en filière de santé ne perdront plus leur année : ils pourront poursuivre dans la discipline choisie en parallèle, comme le droit, la biologie ou les sciences humaines.

Le gouvernement souhaite ainsi mettre fin aux années sacrifiées, un problème déjà pointé du temps de la PACES, où de nombreux étudiants se retrouvaient sans solution après un échec.

Des passerelles élargies et une diversification des profils

La réforme prévoit également de nouvelles voies d’accès pour diversifier les profils. Des passerelles seront élargies pour les titulaires d’une licence complète, afin de permettre des vocations tardives.

Les professionnels issus de formations paramédicales, ayant validé trois années d’études, bénéficieront aussi d’un accès renforcé. Une expérimentation est par ailleurs prévue pour la filière pharmacie, avec des places réservées dans un cadre limité.

Une réforme dans la continuité des précédentes… mais avec des corrections

Avant le PASS et la LAS, la PACES reposait sur un concours unique très sélectif, critiqué pour son caractère inégalitaire et le nombre important d’échecs sans débouchés.

La réforme de 2019 avait permis des avancées, notamment la diversification des profils et la suppression du numerus clausus. Mais elle n’a pas entièrement corrigé les défauts du système, notamment la complexité et le stress.

Avec cette nouvelle licence unique, le gouvernement entend conserver les acquis tout en corrigeant les limites, en construisant un modèle "pensé pour les étudiants et construit avec eux", selon les propos du ministre de l'Enseignement supérieur. 

Sur Parcoursup, les lycéens devront formuler un vœu principal correspondant à cette nouvelle première année, accompagné d’un sous-vœu disciplinaire. L’État a prévu un accompagnement financier pour les universités destiné à soutenir la transformation pédagogique et garantir l’harmonisation nationale du dispositif.

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