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Pour quelles raisons certaines personnes font-elles peur ?

Une enquête menée par une équipe de chercheurs du Knox College dans l'Illinois a creusé la question et établit une longue liste de facteurs d'effroi.

Anthony Perkins dans le rôle de Norman Bates dans "Psychose" (1960)
Anthony Perkins dans le rôle de Norman Bates dans "Psychose" (1960)
Crédit : RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA
Ana Boyrie

Le monde cinématographique a toujours su illustrer avec brio les personnalités et les faciès que l'homme redoute profondément. Jack Nicholson dans Shining, ou encore Anthony Perkins dans Psychose viennent naturellement à l'esprit. Il semblerait que certains critères soient des éléments déclencheurs de ce sentiment de terreur.

Une équipe de chercheurs de l'État de l'Illinois s'est penchée sur le sujet, tâchant de répondre à cette question : pourquoi certaines personnes nous font-elles peur ? Une enquête a été menée sur 1.341 personnes de 54 nations différentes (la culture de chacun est un facteur à prendre en compte), publiée sur le site Science Direct en mars dernier, intitulée On The Nature Of Creepiness. Cette étude reste toutefois à prendre avec des pincettes.

Le physique et le comportement, premier moteur d'effroi

L'indice qui revient tel un leitmotiv est l'aspect corporel. L'enquête révèle que pour 95% des personnes interrogées (hommes et femmes confondus), les hommes sont plus effrayants que les femmes. Parmi les nombreuses propositions des chercheurs, les cheveux gras en feraient partie. Les yeux dits "globuleux" ne mettent pas nécessairement à l'aise, tandis que le sourire peut également incommoder, particulièrement si ce dernier est considéré comme étrange, sans qu'il soit précisé ce à quoi ce terme peut faire référence.

Marina Foïs dans "Filles perdues, cheveux gras" (2002)
Marina Foïs dans "Filles perdues, cheveux gras" (2002)
Crédit : NANA PRODUCTIONS/SIPA

Si vous ne souhaitez pas faire peur à votre entourage, mieux vaut ne pas avoir la peau pâle, avoir des poches sous les yeux ou encore être habillé d'une étrange manière - toujours sans précision. Les tics, tels que passer de manière incessante sa langue sur ou au coin des lèvres, n'arrangent pas non plus les choses, sans oublier le rire aux moments les plus inattendus. Impossible de ne pas avoir une pensée pour Heath Ledger, qui a visiblement tout compris avec son extraordinaire interprétation du Joker dans The Dark Night.

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Différentes professions seraient, selon l'enquête, peu rassurantes. Les chercheurs ont demandé aux volontaires de noter sur une échelle de 1 à 5 le potentiel effrayant des métiers proposés. Le grand vainqueur et sans surprise : le clown. On ne compte plus les fois où cette profession de cirque a été utilisée - principalement au cinéma - dans le but d'effrayer. Les chauffeurs de taxi (en deuxième position) ne semblent pas non plus rassurer les personnes interrogées. Les gérants de sex shop et les directeurs de pompes funèbres sont également cités. 

Robert de Niro dans le rôle de Travis Bickle dans "Taxi Driver"
Robert de Niro dans le rôle de Travis Bickle dans "Taxi Driver"
Crédit : ONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

Les hobbies sont aussi capables d'hérisser le poil de certaines personnes. Ainsi, les collectionneurs de poupées, d'insectes, de reptiles ou encore de parties du corps (comme les ongles) sont catégorisés comme les personnes les plus à craindre. 

L'inattendu reste le meilleur ingrédient

Franck McAndrew, qui a mené l'enquête, explique qu'être effrayé est "une réponse émotionnelle et adaptative à l'incertitude, en présence d'une menace qui nous empêche de rester vigilants pendant ces instants d'incertitude". Autrement dit, la peur est généralement déclenchée par un élément inattendu et inconnu, ou du moins qui sort des normes sociales

Cette étude a été encouragée par Franck Farley, professeur de psychologie à l'université Temple de Pennsylvanie. Ce dernier affirme que l'enquête mérite d'être approfondie. "Pour aller plus loin, il faudrait explorer le sentiment d'effroi à travers des critères ethniques, culturels, de diversité, de classes sociales, d'alphabétisation, de personnalité et d'autres différences de jugement", précise-t-il.

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