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PMA : le parcours d’un couple français parti en Espagne pour un don d’ovocytes

VIDÉO - Comme un quart des couples français, Tatiana et Anthony ont rencontré des difficultés pour avoir un enfant. Après 10 ans d'un parcours en PMA, ils s'étaient tournés vers l'Espagne pour bénéficier d'un don d'ovocytes. Un an après, où en sont-ils ?

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PMA : le parcours d'un couple aprèsun don d'ovocytes Crédit Image : M6 /Hélène Cami | Crédit Média : M6 / Hélène Cami | Date :
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La rédaction de M6 et Sophie Merle

Cet enfant, cela faisait 10 ans qu'ils l'attendaient. Après cinq fécondations in vitro infructueuses entre 2008 et 2011, Tatiana et Anthony Castaing ont décidé l'année dernière d'avoir recours à un don d'ovocytes.

En France, le délai d'attente est de 3 ans en moyenne. Tatiana avait 40 ans, elle risquait d'atteindre l'âge limite de 43 ans et ne plus avoir accès à la PMA, la Procréation Médicalement Assistée.

C'est donc vers l'Espagne qu'ils se sont tournés il y a un an pour bénéficier d'un don d'ovocytes plus rapidement. A Bilbao, au pays basque espagnol, à 800 km de chez eux.


Ici, les cliniques privées de fertilité regorgent de gamètes qui aident les couples infertiles de toute l'Europe à réaliser leur projet de bébé. Car contrairement à la France, l'Espagne ne connait pas de pénurie d'ovocytes. Les Espagnoles sont mêmes les Européennes qui donnent le plus.

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Des mois de bonheur

Sur les 200 centres gynécologiques du pays, ce sont les portes du numéro un mondial de la PMA que Tatiana et Anthony ont poussées il y a an. Aujourd'hui, leur quotidien est rythmé par les réveils de la sieste, les changements de couches... Des gestes que tous les parents font presque par habitude. Des moments dont Tatiana et Anthony ont longtemps été privés.

"Je l'ai beaucoup rêvé, je ne pensais pas que je le vivrais un jour ! C'est un vrai bonheur, changer la couche, l'habiller, le laver... Il est là maintenant, il n'y a plus que ça qui compte, notre petite famille ! Hein mon Théo ! La vie elle est belle", dit Tatiana.

La vie de Tatiana et son mari Anthony, s'est embellie le 14 février dernier. "Cela a été la plus belle St Valentin de notre vie", se souvient le papa.Quand du haut de ses 51 cm et ses 3 kg, le petit Théo Patrice Désiré a fait son entrée dans la famille.

La PMA, un parcours très onéreux

Pour bénéficier d'une fécondation in vitro des ovocytes d'une donneuse anonyme et du sperme d'Anthony, le couple a dû contracter un crédit. Entre la procédure et les déplacements, ils ont investi 12.000 euros.

Dans deux ans, ils reprendront contact avec la clinique espagnole pour donner des instructions quant aux deux autres embryons congelés qui les attendent.

Ils ne pensent pas les utiliser pour donner un petit frère ou une petite sœur à Théo, mais  réfléchissent à en faire don à d'autres couples que la nature a privés d'enfant.

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