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Plan loup : pourquoi les éleveurs ont manifesté, lundi 9 octobre

ÉCLAIRAGE - Un appel national a été lancé lundi 9 octobre par la FNSEA, le FNO et les Jeunes Agriculteurs pour protester contre le Plan loup du gouvernement.

Plus de 8.000 brebis ont été tuées par des loups en 2014.
Plus de 8.000 brebis ont été tuées par des loups en 2014.
Sarah Belien

Près de 1.500 éleveurs accompagnés de 1200 brebis ont répondu à l'appel national lancé par la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), la Fédération Nationale Ovine (FNO) ainsi que les Jeunes Agriculteurs. Lundi 9 octobre, des éleveurs de toute la France ont voulu montrer leur opposition au "Plan loup" 2018-2023 prévu par le gouvernement et dénoncer les dégâts causés par cet animal.

La manifestation intervient la veille d'une réunion de travail entre syndicats, associations et représentants de l'État pour discuter de ce nouveau "Plan loup". Le 12 septembre dernier, une première réunion avait échoué puisque les représentants des éleveurs avaient claqué la porte lors de la présentation du plan.

Ils estimaient alors que le projet ne tenait pas compte "de la détresse des éleveurs victimes de prédation et de leur demande d'obtenir un droit permanent de défendre leurs troupeaux."

"Donner tous les droits au prédateur"

En 2016, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) décomptait 10.234 bêtes tuées contre 9112 en 2015. Ces chiffres sont un signe du retour du loup dans les régions françaises alors qu'il avait disparu dans les années 1930. Les éleveurs craignent que les propositions du ministre de la Transition écologique et du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation signent, à terme, "la fin de l'élevage en herbe dans les zones prédatées" dans le but de préserver le prédateur.

À lire aussi

Parmi les nouvelles propositions du Plan loup, les syndicats et éleveurs n'acceptent pas le conditionnement de l’indemnisation des dommages dus au loup à la mise en œuvre
des mesures de protection ; la priorité aux tirs d’effarouchement et de défense simple et la restriction de la délivrance des tirs de défense renforcée ; l'interdiction des tirs de prélèvement avant la fin de l’été avec la volonté affichée de fortement les réduire voire les supprimer.

Objectif zéro attaque

En septembre dernier, Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, avait assuré vouloir tendre vers un objectif "zéro attaque" de loups contre les élevages. Lors de sa visite dans un élevage de 750 brebis à Cornus (Aveyron), il avait également promis que "le Plan loup devra à la fois respecter l'intégralité des territoires qui sont touchés et faire en sorte que les éleveurs aient les moyens de protéger à la fois les animaux mais aussi leurs installations"

Le ministre avait également ajouté que le "zéro attaque, ce n'était pas le zéro loup". Cependant, les éleveurs reprochent à Stéphane Travert de ne pas avoir précisé les moyens qui allaient être mis en place pour cela.

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