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Patrick Modiano, Nobel de littérature : la presse lui rend hommage en prose

REPLAY - Le prix Nobel de littérature a récompensé jeudi 9 octobre le romancier français Patrick Modiano. La presse s'en félicite.

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Patrick Modiano, Nobel de littérature : la presse lui rend hommage en prose Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

"Dans la France étroite, pesante et vociférante de 2014, l'attribution du prix Nobel de littérature à Modiano est d'abord un signe de délicatesse. Le château de sable qui nous vient de Suède fait rêver les lecteurs silencieux, ceux pour qui profondeur et légèreté, lenteur et rapidité, mémoire et sensibilité s'unissent dans une certaine lumière, propre à réfléchir la poussière du temps perdu, et d'abord celle qu'on met sous le tapis". À l'instar de Philippe Lançon, dans Libération, la presse se lance dans la prose pour rendre hommage à ce "Sacré Modiano". Le journal rappelle cette citation de Modiano : "Si on fait de la prose, c'est parce qu'on est mauvais poète".

"La consécration d'un écrivain de la mémoire" titre Le Figaro. "Il faut lire Modiano !", s'exclame en une L'Écho de Haute-Vienne. "Universel Modiano", titre La Marseillaise. "Le discret Modiano sous la lumière du Nobel", titre Ouest France. "Modiano : le sacre de la littérature française", s'enthousiasme La République du Centre
   
Dans La Croix, Dominique Quinio salue "ce prix  reçu avec fierté par la France, si prompte à douter d'elle-même et de ses atouts", surtout si l'on se souvient que, naguère, certains de l'autre côté de l'Atlantique prédisaient la mort de sa culture. 

Outre-Atlantique d'ailleurs, Patrick Modiano est à la "une" du New York Times, édition internationale, qui souligne que Modiano "écrit des livres de moins de 200 pages  dans un style simple et compact". Les Américains vont adorer.

"Certains esthètes penseront que l'Académie de Stockholm est tombée bien bas", écrit Alain Dussart dans L'Est Républicain. A cet esprit chagrin très français, préférons en ces temps de blues, savourer ce sursaut d'excellence au pays des Lumières.  

Entre le livre de Delphine Batho et le faux livre de Nicolas Bedos, Thierry Rabiller, dans Paris Normandie, se dit que l'on aurait presque envie de demander à Patrick Modiano d'explorer dans son prochain roman les hommes et les femmes de son temps qui noircissent des pages sur François Hollande. "Mais ce n'est pas avec toutes les boutiques obscures que l'on décroche un Goncourt ou un Nobel."

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