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Pascal Olmeta : épinglé pour une partie de chasse à l'éléphant, il veut faire retirer la vidéo

L'ancien gardien de l'OM a été mis en cause pour une partie de chasse à l'éléphant en 2016. Depuis, il essaie de faire retirer la vidéo des différentes plateforme.

Pascal Olmeta, en 2013.
Pascal Olmeta, en 2013. Crédit : JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

L'ancien footballeur Pascal Olmeta est au coeur d'une tempête médiatique depuis un peu plus de 4 ans. En 2016, l'ancien gardien de but de l'OM a vu resurgir une vidéo tournée lors d'une partie de chasse au Zimbabwe, et dans laquelle on le voyait tuer un éléphant sans défense d'une balle dans la tête, avant de l'achever à bout portant.

Une séquence tirée d'un safari offert à Pascal Olmeta par le fabricant suédois de munitions Norma, et sa succursale française Ruag Ammotec. Selon Holidog Times, qui a rendu l'affaire publique, Olmeta était accompagné de sa femme ainsi que d'une famille de l'association qu'il soutient, "Un sourire, un espoir pour la vie". Le voyage a aussi été évalué entre 28.000 et 32.000 euros. Une excursion qui, cinq ans après avoir eu lieu, coûte médiatiquement très cher à Pascal Olmeta.

Chasseur invétéré et décomplexé, l'ex-gardien avait aussi accepté que son safari fasse l'objet d'un reportage pour Connaissance de la chasse, explique Capital. Et au moment de réagir à la polémique, Pascal Olmeta n'a pas fui et a assumé ses actes avec le caractère volcanique qu'on lui connaissait sur le terrain. 

Il réclame le retrait de la vidéo

À la chasse, "on déconne à plein tube et on s’amuse ! C’est peut-être ça qui agace certains écolos dogmatiques qui ont toujours l’air triste et sévère comme des quakers anglais avec leur leçon de morale à deux balles !", avait-il fustigé auprès de Noschasses.fr

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Loin de se démonter, l'ancien goal fantasque a assuré que le "shitstorm" n'allait pas le faire dévier. "Je ne vais pas me laisser impressionner par ces incapables de politiques et d’écolos qui ne pensent qu’à nous infantiliser, à nous culpabiliser et à réduire notre libre arbitre", a promis Pascal Olmeta. Mais le retraité du football s'est rendu compte que les retombées allaient être bien plus dures. 

L'article de Holidog Times a été vu plus de 930.000 fois, et 51 sites ont repris l'information et les images mettant en cause Pascal Olmeta. Une pétition demandant l'emprisonnement du Corse a notamment reçu 22.900 signatures. De quoi avoir par ricochets des répercussions sur les activités de l'ex-gardien. Dans une action en justice, il a assuré que de nombreux partenaires l'avaient lâché car son image était dégradée, de plus il n'était selon lui plus sollicité dans de nombreuses émissions de télévision. 

Devant ces obstacles, Pascal Olmeta a décidé de lancer des actions en justice pour effacer la vidéo l'incriminant des différentes plateformes web... ce qui est quasiment impossible. Retirées de YouTube, les images sont encore disponibles sur Dailymotion ou Twitter, rappelle Capital. Il a alors décidé de se retourner vers la personne qui a tourné la vidéo, un guide de chasse nommé Christophe Morio. Pascal Olmeta lui réclame 111.000 euros pour atteinte à sa vie privée et à son droit à l’image lors de la partie de chasse. 

Il y a bien "atteinte à la vie privée"

L'ex-footballeur explique que si les images étaient autorisées pour le magazine Connaissance de la chasse, qui est une revue spécialisée, la publication sur YouTube concerne un public plus vaste, incontrôlable au niveau de l'image, d'autant que rien n'avait été négocié avec Christophe Morio pour "recevoir une rémunération à la mesure de sa renommée sportive et personnelle", relaient nos confrères. 

Le guide de chasse s'est défendu en expliquant avoir retiré la vidéo du site et de YouTube, mais que pour le reste, l'action de Pascal Olmeta tombait sous le coup de la prescription. Il assurait également avoir eu l'autorisation du Corse pour l'utilisation des images, mais cela reste improuvable. En première instance, Christophe Morio a eu gain de cause sur l'argument de la prescription devant le tribunal de grande instance de Pontoise. 

Mais la cour d'appel de Versailles a statué autrement. "La partie de chasse relève de la sphère privée de Pascal Olmeta", a-t-elle estimé. Et même s'il "a consenti à une immixtion dans sa vie privée par la diffusion de photos dans un magazine spécialisé", cela n'enlève pas que "la publication préalable de l'information sur d'autres supports n'ôte pas le caractère d'une atteinte à sa vie privée à la diffusion de la vidéo sans son autorisation". Il a obtenu 5.000 euros pour préjudice moral, et 4.000 euros de remboursement de frais de procédure, indique Capital.

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