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Notre-Dame-des-Landes : deux ans après, les zadistes sont toujours là

Abandonné le 17 janvier 2018, le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes fait encore beaucoup parler, surtout en Loire-Atlantique.

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Notre-Dame-des-Landes : deux ans après, les zadistes sont toujours là Crédit Image : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Maeliss Innocenti

Voilà deux ans, jour pour jour, ce vendredi 17 janvier, que le gouvernement a mis fin au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Un abandon devenu un symbole pour tous les militants anti-grands travaux. Sur place, les derniers zadistes s’organisent. Et ce vendredi, c'est presque un jour férié pour eux.

En effet, le 17 janvier est une date chômée pour les zadistes de Notre-Dame-des-Landes. C'est le jour pour célébrer leur victoire, celle de l’abandon du projet d’aéroport sur cette zone, qui existait pourtant depuis 1963.

On se souvient des évacuations qui ont suivi, assez "costaudes", notamment en mai 2018, où 1.800 gendarmes étaient présents afin d’évacuer la zone à défendre où vivaient des agriculteurs, des anarcho-libertaires et également beaucoup de gens habillés en sarouel.

Les zadistes veulent rebâtir la zone

Ces violences contrastent avec le calme d’aujourd’hui. Le département de Loire-Atlantique veut faire de l’ancienne zad un espace d’agriculture bio, d’ailleurs 24 baux ruraux ont été signés avec les agriculteurs historiques et par une poignée de zadistes pour une durée de neuf ans.

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Nouvelle étape mercredi dernier où une trentaine de zadistes ont déposé, pour la première fois, des demandes de permis de construire afin de rebâtir d’anciens corps de ferme démolis lors d’une intervention policière en 2012.

Si sur place, c'est relativement calme, sur les réseaux sociaux on voit que deux ans après, ça s’agite toujours. Beaucoup d’habitants du département ne comprennent pas qu’on laisse faire les zadistes qui occupent illégalement cette partie du territoire. Pour d’autres, c’est l’occasion de vivre une utopie sans eau courante. En 2018, l’État avait refusé la possibilité pour les anciens zadistes de monter un projet collectif sur le modèle du Larzac, presque une autogestion locale.

Après Notre-Dame-des-Landes, Europacity et d'autres ?

Mais une partie des entreprises individuelles montées depuis deux ans sont pourtant sur le point de se regrouper en coopératives pour… monter un projet collectif comme dans le Larzac. Un jour sans fin avec au casting les 200 derniers zadistes.

En novembre dernier, l’arrêt du chantier du méga centre d’activité Europacity dans le Val-d’Oise a été rendu possible parce que de nombreux militants ont pensé qu'après Notre-Dames-des-Landes, c'était réellement possible.

Ce genre de grands travaux presque systématiquement remis en cause aujourd'hui comme à Bretignolles-sur-Mer. Une zad s’étend de plus en plus pour protester contre la construction d’un port de plaisance, il y aurait une dizaine de zones à défendre en France actuellement, toute font pression et militent pour un nouveau monde… même si instaurer un jour férié comme à Notre-Dame-des-Landes, ça fait un peu conservateur.

Le plus : trop de vidéos climatosceptiques sur YouTube ?

Youtube a orienté des millions d'usagers vers des vidéos niant la crise climatique, a accusé l'ONG américaine Avaaz, appelant à mettre fin à la "promotion gratuite de la désinformation" sur la plateforme. Au total, 16% des 100 vidéos les plus regardées en rapport avec le terme "réchauffement climatique" contenaient des informations erronées. Youtube a pris note mais, si le site de streaming est prêt à supprimer les contenus violents, cette vidéo qui n’enfreint pas les règles ne sera pas interdite.

La note : 16/20 au Luxembourg qui sort du glyphosate

D'ici le 31 décembre 2020, les produits phytopharmaceutiques à base de glyphosate seront bannis des sols du Grand-Duché. Une interdiction progressive qui commencera le 1er février sacrant ainsi le Luxembourg comme le premier pays de l’UE à bannir le glyphosate.

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