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Nice : bras de fer entre Christian Estrosi et le préfet des Alpes-Maritimes sur l'ouverture d'une mosquée

Le préfet des Alpes-Maritimes a donné son autorisation à l'ouverture d'une mosquée à Nice, alors que maire de la ville souhaite démolir ce lieu et construire une crèche à la place.

Christian Estrosi (LR), maire de Nice, s'oppose à l'ouverture d'une nouvelle mosquée dans sa ville.
Christian Estrosi (LR), maire de Nice, s'oppose à l'ouverture d'une nouvelle mosquée dans sa ville.
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Anne-Sophie Blot & AFP

Le préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat, a donné ce samedi 2 avril son feu vert à l'ouverture d'une mosquée, dont la construction s'est achevée en novembre. Cette décision va à l'encontre des choix du maire de Nice, Christian Estrosi (Les Républicains), qui souhaitait démolir cette mosquée pour ériger une crèche au même endroit. Le représentant de l'État a motivé sa décision par "l'antériorité chronologique" du projet de mosquée "de l'Institut En-Nour" dont les travaux ont été engagés en juillet 2012 sur celui de la ville de Nice de créer un pôle petite enfance pour lequel elle avait réalisé une enquête publique. 

"L'ouverture d'un tel équipement, attendu depuis des années, serait à l'évidence un signe de reconnaissance, de valorisation et de fierté pour les Niçois de confession musulmane, dans un contexte reconnu de manque dans l'ouest de la ville de lieux de culte adaptés, modernes et dignes", a indiqué Adolphe Colrat dans un communiqué. Le représentant de l'État a toutefois émis des conditions à cette ouverture : que la mosquée "ne dépende en aucune façon d'une influence étrangère, que ce soit sur le plan de la propriété des locaux, du financement, ou de la doctrine religieuse" et "que sa gouvernance s'inscrive clairement dans le cadre de la loi de 1905, en y associant la collégialité représentative du culte musulman à Nice et dans le département".

Une construction financée par un Saoudien

Or, la mosquée, dont les travaux ont été achevés en novembre 2015, a été entièrement financée par un Saoudien. Elle a reçu un avis favorable de la Commission de la sécurité pour ouvrir au public. C'est justement l'origine de ces financements qui suscite l'indignation de Christian Estrosi. "Le gouvernement sait que le local dans lequel est implanté ce lieu de culte est la propriété d'un ministre de l'Arabie Saoudite, plus précisément de celui des Cultes et de la propagation de la foi qui prône la charia dans un état religieux Wahhabite proche du salafisme", a-t-il déclaré à l'AFP. 

Celui qui est aussi président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur depuis décembre 2015 assure qu'il a demande en vain à l'Etat depuis 2012 de lui préciser la provenance "des fonds permettant cette réalisation". "Alors que nous sommes en état d'urgence depuis plusieurs mois et que le gouvernement tente de convaincre les Français que tout est mis en oeuvre pour les protéger, la position du représentant de l'État va à l'encontre de ces déclarations". L'ancien député qui vient de démissionner de l'Assemblée nationale indique par ailleurs dans un communiqué qu'il mettra "en oeuvre tous les moyens en (sa) possession pour empêcher l'ouverture de ce lieu".   

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