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"Leurs avoirs pourraient être gelés" : pourquoi Viktor Orbán et ses alliés oligarques privilégient la fuite à l'engagement politique après leur défaite en Hongrie

Dix-sept jours après sa défaite aux élections législatives hongroises, l'ancien Premier ministre Viktor Orbán refuse de siéger au Parlement du pays. Un détachement de la politique conjugué à la fuite de ses alliés oligarques qui ont construit leur fortune durant son régime.

Viktor Orban, le Premier ministre de la Hongrie, à Bruxelles en mars 2019.

Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP

Après leur défaite en Hongrie, Orban et son clan privilégient l'exil au Parlement

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Après leur défaite en Hongrie, Orban et son clan privilégient l'exil au Parlement

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Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Ancien Premier ministre déchu en Hongrie après son échec aux élections législatives le 12 avril 2026, Viktor Orban a annoncé ce mardi 28 avril qu’il ne siégerait pas au Parlement. 


Pendant ce temps, le clan Orban est visiblement en train de s’échapper les poches très pleines. On peut entendre le bruit des jets privés qui décollent sans cesse de Budapest ou plus discrètement de Vienne, en Autriche, pour ne pas trop se faire remarquer. Ces avions emportent de l'argent liquide, des objets de valeurs et des familles entières. Les enfants sont sèchement retirés des écoles.

Lőrinc Mészáros, l'homme le plus riche de Hongrie et ami d'enfance de l'ex-Premier ministre, devrait ainsi s'envoler pour Dubaï. D'autres alliés choisissent Singapour, l'Uruguay, l'Australie et aussi les États-Unis pour s'exiler. 

Une migration des oligarques hongrois vers les USA ?

Ce sont chez les Américains que les Hongrois corrompus espèrent se faire embaucher dans les institutions gérées par les Maga, en faisant valoir l'amitié qui lie les nationalistes des deux pays. 

La fille aînée de Viktor Orbán et son époux, un important homme d'affaires, ont déjà posé leurs valises à New York. Un vent de panique submerge ces oligarques hongrois, qui se sont enrichis pendant les 16 ans de pouvoir de leur ami Orbán. Ils sont ceux qui se sont appropriés les marchés publics et les médias. 

Leur destin est remis en cause depuis la défaite du Fidesz (parti de Viktor Orbán) aux dernières législatives : les avoirs de ces oligarques pourraient être gelés, nationalisés ou saisis par les douanes et autorités fiscales.

Orbán ne veut pas siéger au Parlement

Pour tenter d'éteindre le feu, le futur Premier ministre Péter Magyar a tiré la sonnette d'alarme. "Des douzaines de milliards de florins (monnaie hongroise, NDLR) partent à l'étranger" a averti le démocrate qui a détrôné Orban. Il ne peut pas faire grand chose de plus, puisque Magyar ne sera pas investi avant le 9 mai prochain. 

La police et les douanes entament des vérifications, mais les oligarques choisissent avec précaution un pays refuge d'où ils ne pourraient être extradés. De son côté, Orban est toujours à Budapest. Il renonce à diriger son parti, désormais dans l'opposition, au Parlement hongrois. Son unique projet actuel reste de retrouver Trump aux États-Unis pour la Coupe du monde de football. Reste à savoir combien de temps il y restera.

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