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Georges a traqué le pédocriminel qui s'en est pris à sa fille. Dans "Un jour, une vie", il explique comment il a retrouvé la trace du déliquant.
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Selon une étude australienne, plus de 2 millions et demi de prédateurs pédocriminels seraient connectés en permanence dans le monde. Un chiffre qui fait froid dans le dos, et qui pose question sur les moyens mis en place pour lutter face à ce fléau. Georges, père de famille, en a été le premier témoin. Après avoir découvert que sa fille s'est retrouvée confrontée très jeune face à ces malfaiteurs, il a lui même mené la traque...
Malgré un contrôle régulier du téléphone portable de sa fille, Georges va un matin tomber des nues. Alors que sa fille n'est âgée que de 12 ans, il découvre des échanges à caractère pédopornographiques sur sa messagerie Snapchat : "Je n'en reviens pas, ce n'est pas possible, je me dis 'je suis en train rêver'", raconte-t-il sur RTL. Le père de famille identifie plusieurs prédateurs, et s'empresse d'aller au commissariat pour déposer plainte. Le lendemain, il découvre avec stupeur que sa fille a tenté de mettre fin à ses jours, traumatisée : "Jeudi matin, j'avais l'impression que ma fille, ça allait. Elle était souriante (...) Et l'après-midi, ma fille s'est pendue", se rappelle-t-il. Georges arrive heureusement à temps pour la sauver, et l'amène à l'hôpital le plus proche.
Le papa réalise que les dangers d'Internet sont multiples, et tient à alerter un maximum de personnes : "N'ayez pas de scrupules à regarder leur téléphone, parce que le danger n'est pas que dans la rue, il est aussi dans la poche de nos enfants", affirme-t-il. Constatant que les procédures judiciaires n'avancent pas, Georges décide de se charger lui-même de la traque des prédateurs : "Avec les infos que j'avais, j'ai commencé à chercher, à éplucher les réseaux sociaux". Bien aidé par la 'Team Moore', un organisme chargé d'identifier les pédocriminels, le père de famille finit par obtenir de nombreuses informations sur l'un des malfaiteurs : "J'avais son nom, son prénom, et même l'endroit où il travaillait", assure-t-il.
L'instinct, c'est d'aller le chercher et de 'l'accrocher'
Georges, dont la fille a été piégée par des pédocriminels, à propos de l'un des prédateurs
Ayant même réussi à géolocaliser le prédateur grâce à la fonctionnalité de la carte Snapchat, Georges avoue avoir hésité à se faire justice lui-même : "L'instinct, c'est d'aller le chercher et l'accrocher (...) J'avais déjà constitué mon équipe", explique-t-il. Le papa décide finalement de garder son sang-froid, et transmet tout son dossier en main propre à l'OPJ de Paris.
Interpellé, le suspect est jugé et écope d'une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis. Une sentence très légère que condamne fermement Georges, atterré du manque de considération des institutions : "Vu que l'État, les tribunaux et les magistrats cautionnent ça, pour moi, ils sont tous complices", dénonce-t-il. Si les réseaux sociaux ont récemment été interdits aux moins de 15 ans, le père de famille estime qu'il faut aller beaucoup plus loin pour lutter contre ce fléau : "Je l'ai dit à Emmanuel Macron, sa proposition, c'est de la poudre de perlimpinpin (...) J'ai participé à une proposition de loi qui me paraît un peu plus complète, avec des contrôles d'identité, des limitations de scroll à 15 minutes".
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