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Morbihan : ils se plaignent de la verbalisation de leurs enfants, le préfet leur répond

Des parents se sont plaints auprès des gendarmes du Morbihan après que ces derniers ont verbalisé leurs enfants qui roulaient sur des scooters "débridés", interdits par la loi.

Des adolescents en scooter (illustration)
Des adolescents en scooter (illustration) Crédit : AFP / Archives, Gérard Julien
Nicolas Bauby, le correspondant RTL, en plein reportage
Nicolas Bauby et Leia Hoarau

C'est un débat hallucinant qui a eu lieu entre le préfet du Morbihan et des habitants. Un grand dispositif de gendarmes a été déployé le 11 septembre dernier dans le centre de Questembert (Bretagne) pour effectuer un contrôle des véhicules deux roues de 50 cm³. 

Ces contrôles ont pu être effectués grâce à un nouveau matériel, le curvomètre, qui permet de contrôler la vitesse que les engins peuvent atteindre et donc de détecter les scooters "débridés", interdits par la loi. Alors que ces scooters ne peuvent, normalement, dépasser la vitesse maximale de 45 km/h, certains jeunes s'amusent à les débrider afin de doubler leur puissance et d'atteindre, après transformation, les 80 km/h. 


Or, après cette opération de gendarmerie, les parents des jeunes se sont plaints que leurs enfants aient été verbalisés. Certains ont même insulté les militaires, selon le préfet du Morbihan, Patrice Faure. Une situation rocambolesque à laquelle il a tenu à répondre personnellement par une lettre adressée aux familles mécontentes.

38 morts dans le Morbihan

Dans cette lettre, Patrice Faure rappelle que les scooters débridés sont sujets à "de telles modifications [qu'ils] constituent un danger pour votre enfant". Il précise également que les mutuelles et assurances refusent l'indemnisation du conducteur et résilient systématiquement les contrats si l'engin ne correspond pas aux normes de sécurité en vigueur.

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"Je vous rappelle enfin, pour mémoire, que nous comptons, au 1er octobre, 38 morts sur la route dans le Morbihan, dont 11 sur des cyclomoteurs. Parmi eux, des jeunes, comme Nathan, Gaëtan, Renaud, Tristan, Marvinn, Damien. Ils avaient entre 18 et 35 ans. Nous ne voulons pas que cette liste s'allonge", poursuit-il.

"Ne pas vous écrire ces choses, c’était ne pas faire mon métier. Aussi, j’espère vous avoir convaincu de l’utilité de notre politique de sécurité routière et de la raison d’être des contrôles faits par nos forces de l’ordre sur les routes", conclut-il.

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