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À Montpellier, les parents d'élèves réclament "des petits blonds ou des petits roux"

Depuis trois mois, des mères de famille du quartier du Petit Bard militent pour une plus grande mixité sociale dans les établissements scolaires.

Une classe de collège (illustration)
Une classe de collège (illustration)
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Les contestations continuent. Depuis trois mois, des parents d'élèves scolarisés en maternelle et primaire dans le quartier du Petit Bard, au nord-ouest de Montpellier, réclament davantage de mixité sociale. Sur les grilles des établissements ? Des banderoles où l'on peut lire "Non au ghetto, oui à la mixité", "apartheid social" ou encore "égalité pour tous". Des mères d'origine marocaine ont décidé d'agir pour dénoncer une certaine ghettoïsation scolaire.

"Elles ont contraint tout le monde à s'asseoir autour d'une table"

"Ces quatre écoles réunissent environ 600 enfants, tous d'origine marocaine, à l'image de la population du Petit Bard (...) Comment voulez-vous qu'ils se sentent Français alors qu'ils grandissent exclusivement entre eux ? On aimerait bien que, sur les photos de classe, il y ait des petits blonds ou des petits roux assis à côté d'eux", a témoigné Safia, l'une des personnes engagées dans ce combat à Libération

Ces mères de famille n'ont pas hésité à surfer sur les propos de Manuel Valls qui dénonçait notamment un "apartheid social". Et ce pour le plus grand bonheur des directrices des établissements qui avaient déjà tenté d'alerter les autorités sur cette question. "Ces femmes ont pris les choses en main et ont contraint tout le monde à s'asseoir autour d'une table", "Au début, on disait que c'était un truc de bonnes femmes", "Avec leur candeur et leur détermination, ces femmes ont bousculé les codes hiérarchiques", expliquent-elles. 

Vers un collège d'excellence ?

L'objectif ? Faire changer les choses et évoluer les mentalités avant l'arrivée dans le collège de Las-Cazas, qui reproduit exactement le même modèle. "Si la sectorisation était respectée, il y aurait de la mixité sociale dans cet établissement qui ne compte que 340 élèves, alors qu'il a été prévu pour en accueillir 800", a regretté Renaud Calvat, conseiller départemental chargé des questions d'éducation, dans les colonnes du quotidien. L'élu local espère notamment transformer cet établissement en un "collège d'excellence".

Le mouvement pourrait prendre encore une nouvelle dimension alors que quatre de ces mères de famille sont les invitées "surprises" de la conférence internationale dédiée à la mixité sociale, scolaire et ethnoculturelle, organisée à Paris le 4 et 5 juin. 

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