2 min de lecture Présidentielle 2017

Avec le Vél d'Hiv, Le Pen "met du sel sur les plaies pour retrouver l'attention"

REPLAY - INVITÉ RTL - Frédéric Salat-Baroux, secrétaire général de la présidence de la République à l'Élysée sous Jacques Chirac, s'insurge des propos de la candidate du Front national.

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Avec le Vél d'Hiv, Le Pen "met du sel sur les plaies pour retrouver l'attention" Crédit Média : RTLnet | Date :
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Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Journaliste

"La politique, ce n'est pas ça." Les propos sur le Vél d'Hiv tenus par Marine Le Pen sur le plateau du Grand Jury de RTL, LCI et Le Figaro dimanche 9 avril n'ont pas manqué de faire réagir la sphère politique. Parmi les réactions, celle de Frédéric Salat-Baroux a un poids particuliers. Comme secrétaire général de la présidence de la République à l'Élysée sous le dernier mandat Chirac, il était au plus près du président d'alors quand Jacques Chirac a reconnu, pour la première fois dans l'histoire, le rôle de la France dans la rafle qui a provoqué la déportation de quelque 13.000 juifs français.

Les propos de Marine Le Pen, qui estime que la France "n'est pas responsable du Vél d'Hiv", sont selon Frédéric Salat-Baroux "d'abord tristes et pitoyables avant d'être choquants". En 1995, Jacques Chirac reconnaît la responsabilité française dans la rafle du Vél d'Hiv. "Il a nommé les choses pour tourner une page qui avait fait mal à la nation, pour apaiser, pour rassembler. Oui, ce sont des policiers français sous uniforme français obéissant aux ordres de supérieurs français de la préfecture de police, qui ont raflé ce jour-là, par centaines d'hommes de femmes d'enfants, des familles dont le seul crime était d'être juifs", insiste Frédéric Salat-Baroux.

Derrière les masques de la dédiabolisation, le Front national reste un parti à l'ADN vichyste.

Frédéric Salat-Baroux, secrétaire général de l'Élysée sous Jacques Chirac
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L'ancien secrétaire général de l'Élysée estime qu'avec cette sortie polémique, Marine Le Pen a trahi l'apparente normalité de son parti. "Derrière les masques de la dédiabolisation, le Front national reste un parti à l'ADN vichyste (...)", dit-il. Celui-ci estime que Marine Le Pen a cherché à "recréer une polémique, mettre du sel sur les plaies pour retrouver l'attention". "Elle est en perte de vitesse médiatique, elle a besoin - comme l'a toujours fait le Front national - de masquer la réalité de son programme (...) par des polémiques, mais des polémiques qui posent problème parce qu'elles font mal à la mémoire, à la nation, à l'unité nationale", poursuit Frédéric Salat-Baroux. 

Pour lui, le discours du Vél d'Hiv de Jacques Chirac n'avait rien d'un discours de repentance. "On peut être parfaitement fier de son histoire. (...) Ce qu'a fait Jacques Chirac est au contraire un acte de fierté. Quand on est fier dans son pays, on est capable de tout en dire", estime le proche de Jacques Chirac - époux de sa fille Claude - qui affirme que l'ancien président n'est pas affecté par la sortie de Marine Le Pen sur ce moment critique de l'histoire française. "Rien, dans le Front national, n'a jamais fait de mal à Jacques Chirac, ni hier, ni aujourd'hui", sourit Frédéric Salat-Baroux. 

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