1 min de lecture Attentats en France

Marche républicaine : "L'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour

REPLAY / ÉDITO - Le journaliste revient sur la grande marche républicaine du 11 janvier.

Eric Zemmour et Nicolas Domenach On n'est pas forcément d'accord Éric Zemmour & Nicolas Domenach
>
Marche républicaine : "Dimanche, l'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour Crédit Image : Elodie Grégoire | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Eric Zemmour
Éric Zemmour Journaliste RTL

"Dimanche 11 janvier, l'écran de télévision était coupé en deux", explique Éric Zemmour, qui revient sur la marche historique contre le terrorisme qui a réuni près de 4  millions de personnes dans tout le pays.

"À droite, la foule, innombrable et anonyme ; à gauche, les invités, célèbres et bavards. Les uns admiraient les autres ; les autres n'entendaient pas les uns", analyse-t-il. "Les uns communiaient avec les autres, commentaient, analysaient, interprétaient, orientaient, récupéraient", poursuit-il.

Le journaliste note que de l'autre côté de l'écran, "on ânonnait les mêmes couples rassurants et mensongers : ' Les meurtriers sont nés en France de parents immigrés, mais cela n'a aucun rapport avec l'immigration'". Il explique encore qu'après leur action au siège de Charlie Hebdo, les assassins ont crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe). "On nous a dit que cela n'a rien à voir avec l'islam", se désole Éric Zemmour. 

À lire aussi
Les "gilets jaunes" manifestent le 17 novembre 2018 Attentats à Paris
"Gilets jaunes" : "Ce mouvement embarrasse tous les partis", note Alba Ventura

Le pire n'est jamais sûr, il est seulement fréquent

Éric Zemmour
Partager la citation

"Pas d'amalgame, pas d'amalgame : c'est la litanie sans cesse ressassée comme un disque rayé", explique-t-il. Pour lui, "le délit de blasphème s'est invité dans notre droit".

"N'est-ce pas ce que souhaitaient tous ceux (...) qui avaient, il y a trois ans, vilipendé ces même Charlie qu'ils vouent désormais au pinacle des héros ?", s'interroge Éric Zemmour, qui ajoute : "La liberté d'expression, ce n'est bon que pour les morts".

Il note qu'une même émotion et une même quête d'unité nationale unissait pourtant les deux côtés de l'écran. "Notre scène fondatrice demeure cette fête de la Fédération du 14 juillet 1790, lorsque le roi et les révolutionnaires juraient le même serment à la nation unie. Mais trois ans après c'était la terreur, et on guillotinait le roi", rappelle le journaliste.

"Non le pire n'est jamais sûr. Il est seulement fréquent", conclut-il.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Attentats en France Charlie Hebdo Fusillade à Montrouge
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7776191071
Marche républicaine : "L'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour
Marche républicaine : "L'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour
REPLAY / ÉDITO - Le journaliste revient sur la grande marche républicaine du 11 janvier.
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/marche-republicaine-l-ecran-de-television-etait-coupe-en-deux-dit-eric-zemmour-7776191071
2015-01-13 09:07:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/5TTXPRfodTfKCfpzFm3bug/330v220-2/online/image/2014/0422/7771348286_eric-zemmour.jpg