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Marche républicaine : "L'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour

REPLAY / ÉDITO - Le journaliste revient sur la grande marche républicaine du 11 janvier.

Éric Zemmour
Éric Zemmour
Crédit : Elodie Grégoire
Marche républicaine : "Dimanche, l'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour
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Marche républicaine : "Dimanche, l'écran de télévision était coupé en deux", dit Éric Zemmour
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Éric Zemmour
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"Dimanche 11 janvier, l'écran de télévision était coupé en deux", explique Éric Zemmour, qui revient sur la marche historique contre le terrorisme qui a réuni près de 4  millions de personnes dans tout le pays.

"À droite, la foule, innombrable et anonyme ; à gauche, les invités, célèbres et bavards. Les uns admiraient les autres ; les autres n'entendaient pas les uns", analyse-t-il. "Les uns communiaient avec les autres, commentaient, analysaient, interprétaient, orientaient, récupéraient", poursuit-il.

Le journaliste note que de l'autre côté de l'écran, "on ânonnait les mêmes couples rassurants et mensongers : ' Les meurtriers sont nés en France de parents immigrés, mais cela n'a aucun rapport avec l'immigration'". Il explique encore qu'après leur action au siège de Charlie Hebdo, les assassins ont crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe). "On nous a dit que cela n'a rien à voir avec l'islam", se désole Éric Zemmour. 

Le pire n'est jamais sûr, il est seulement fréquent

Éric Zemmour

"Pas d'amalgame, pas d'amalgame : c'est la litanie sans cesse ressassée comme un disque rayé", explique-t-il. Pour lui, "le délit de blasphème s'est invité dans notre droit".

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"N'est-ce pas ce que souhaitaient tous ceux (...) qui avaient, il y a trois ans, vilipendé ces même Charlie qu'ils vouent désormais au pinacle des héros ?", s'interroge Éric Zemmour, qui ajoute : "La liberté d'expression, ce n'est bon que pour les morts".

Il note qu'une même émotion et une même quête d'unité nationale unissait pourtant les deux côtés de l'écran. "Notre scène fondatrice demeure cette fête de la Fédération du 14 juillet 1790, lorsque le roi et les révolutionnaires juraient le même serment à la nation unie. Mais trois ans après c'était la terreur, et on guillotinait le roi", rappelle le journaliste.

"Non le pire n'est jamais sûr. Il est seulement fréquent", conclut-il.

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