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Maïwenn répond à la tribune "anti #MeToo" et fond en larmes

La réalisatrice de "Mon roi", Maïwenn, était l'invitée de Léa Salamé sur la plateau de son émission, diffusée sur France 2 lundi 22 janvier. Dans un texte prônant la solidarité entre femmes, Maïwenn a répondu - en larmes - à la tribune des 100 femmes défendant la "liberté d'importuner".

Maïwenn sur le plateau de "Stupéfiant" sur France 2
Maïwenn sur le plateau de "Stupéfiant" sur France 2
Crédit : Capture d'écran
Arièle Bonte
Arièle Bonte

Elle est "l'une des réalisatrices les plus douées du cinéma français", selon Léa Salamé. Maïwenn était l'invitée de la présentatrice de l'émission Stupéfiant, diffusée lundi 22 janvier sur France 2. Elle n'avait jusqu'alors pas encore pris la parole au sujet de la déferlante #MeToo et #BalanceTonPorc, deux mouvements nés sur les réseaux sociaux et dont l'objectif est simple : laisser parler les femmes des violences sexuelles qu'elles subissent au quotidien, notamment sur leur lieu de travail. 

Aussi glamour soit-il, le monde du cinéma n'est pas épargné par ces affaires, comme en témoignent les têtes qui tombent depuis les révélations dans le sillage de l'affaire Weinstein. Transparente sur cet entretien, Léa Salamé raconte que Maïwenn a d'abord dit "non" à ses sollicitations avant de lui asséner un "laissez-moi réfléchir".

Je réclame le droit de panser mes plaies comme je le veux

Maïwenn, réalisatrice

Sur le plateau de Stupéfiant, Maïwenn a choisi de lire un texte qu'elle a écrit en réponse à la tribune des 100 femmes, publiée dans le journal Le Monde et dans laquelle elles défendent une "liberté d'importuner".

"Je réclame le droit de panser mes plaies comme je le veux. Je réclame le droit de coucher avec qui je veux pour le temps d'une nuit sans être une femme facile quand les hommes sont des séducteurs", lit Maïwenn en introduction de cette lettre. 

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"Je réclame le droit d'avoir du pouvoir dans mon travail sans faire peur aux hommes. Je réclame le droit d'être draguée avec maladresse, insistance et d'appeler cela 'importuner' si je le veux. (...) Nous ne sommes pas tous égaux dans la douleur et dans la résilience, et nous n'avons pas la même capacité mentale ou physique de nous remettre de nos traumatismes", continue-t-elle la voix tremblante avant de fondre en larmes après ces mots : "Par pitié, arrêtons de nous juger les unes les autres". 

La réalisatrice de Mon roi demande alors que l'on coupe la caméra. Une fois ses esprits revenus, elle conclut : "Quelque chose d'historique est en train de se jouer, en ce moment, alors soyons unies. Chacun doit pouvoir souffrir de ce qu'il veut, comme il veut et quand il veut. On va y arriver."

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