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Lundi de Pentecôte : ce jour de solidarité est-il vraiment utile ?

Si le lundi de Pentecôte est devenu une journée de solidarité il y a quinze ans, chaque entreprise peut décider de faire travailler ses employés ou non.

Une personne âgée dans la chambre d'un Ehpad (illustration)
Une personne âgée dans la chambre d'un Ehpad (illustration)
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Lundi de Pentecôté : ce jour de solidarité est-il vraiment utile ?
08:45
Lundi de Pentecôté : ce jour de solidarité est-il vraiment utile ?
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Yves Calvi - édité par Eléanor Douet

Ce lundi de Pentecôte est un peu particulier. S'il est férié, beaucoup de Français travaillent car c'est en même temps une journée de solidarité. Instaurée en 2004 sous le gouvernement Raffarin, elle suscite beaucoup de critiques, notamment vis-à-vis de son utilité.

"Le problème, c'est que personne n'a réellement compris le mécanisme de la journée de Pentecôte", créée pour financer la perte d'autonomie des personnes âgées, souligne Eric Verhaeghe, fondateur du site Le Courrier des Stratèges.

"Est-ce qu'on a trouvé la bonne solution en créant cette espèce de journée de charité organisée ? Personne ne le sait et personne n'est capable d'expliquer comment ça marche. Pour moi, il faut changer le système". 

L'expression "journée de charité" est approuvée par Catherine Perret. Toutefois, la secrétaire confédérale CGT note que "la charité n'est pas assurée par l'ensemble de la population puisque ça touche essentiellement les salariés et les retraités, mais beaucoup de gens sont exonérés, en particulier les employeurs puisqu'ils reversent 0,3% (de la masse salariale brute, ndlr) à titre de cotisation, mais eux ne donnent rien pour participer à la solidarité". Pour Catherine Perret cette journée de solidarité est donc "injuste et inefficace".

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En effet, les retraités participent à cette journée de solidarité. Ceux qui sont assujettis à l'impôt sur le revenu y participent via la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie). La CASA est un prélèvement de 0,3% sur les retraites, les pensions d'invalidité et les allocations de préretraite.

Une analyse que ne partage pas Eric Verhaeghe. "Les gens en situation de dépendance ont plus de 75 ans la plupart du temps. En tout cas, ce sont des retraités pas des salariés et il n'y a aucune raison que des entreprises qui emploient des salariés payent pour des prestations qui ne profitent pas à leurs salariés, mais qui profitent à des gens qui ne sont plus salariés", explique-t-il.

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