2 min de lecture Surf

Loire-Atlantique : un projet de surf park fait polémique

La commune de Saint-Père-en-Retz fait face à la mobilisation d'opposants écologistes contre son projet de surf park, situé à seulement 10 kilomètres de l'océan Atlantique.

La commune de Saint-Père-en-Retz est située à côté de Nantes
La commune de Saint-Père-en-Retz est située à côté de Nantes Crédit : RTL
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

Surfer "une vague parfaite" mais artificielle à 10 km de l'océan ? Le projet du futur surf park à Saint-Père-en-Retz, en Loire-Atlantique, affiche l'ambition de développer les sports de glisse, alors que le surf fera son apparition aux prochains Jeux Olympiques, à Tokyo en 2020.

À 10 km de l'océan Atlantique et avec ses rouleaux naturels, la "Bergerie surf camp" prévoit d'accueillir en 2022 des sportifs et des scolaires dans un bassin de 11.000 m3 d'eau "en circuit fermé". Les surfeurs pourront ainsi glisser sur "une vague parfaite" pendant "un temps de surf de vingt secondes", selon Nouvelle Vague, à l'initiative de ce projet estimé à 15 millions d'euros

Si ce surf park a ses partisans, il a également ses opposants et fait beaucoup parler de lui. En effet, des militants écologistes dénoncent un projet "absurde" sur des terres agricoles. Le collectif Terres communes s'est mobilisé ce samedi 27 juillet pour clamer haut et fort son mécontentement et "éviter le sacrifice de huit hectares de terres agricoles"

"Nous sommes contre un projet qui consommera à la fois beaucoup d'énergie et des millions de litres d'eau par an dans un contexte de sécheresse et de restriction hydrique, qui participera à la destruction toujours plus grandissante de notre autonomie alimentaire, de la biodiversité, du climat et de la vie sociale du territoire", a ajouté le collectif. 

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Une semaine après une première mobilisation qui a tourné court sur la propriété de Nouvelle Vague, le collectif Terres communes entend occuper les lieux jusqu'à l'arrêt du projet, dénonçant un dossier qui a évolué en catimini. 

Refusant d'utiliser le terme de ZAD, référence à la lutte voisine de Notre-Dames-des-Landes contre le projet d'aéroport, les militants revendiquent l'installation d'une ZAP pour "Zone à Protéger" ou "Zone d'Autonomie Paysanne". "Depuis le début on suit les règles", se défend Thibaut Coutansais, coporteur du projet, estimant que "ce n'est pas du greenwashing". Quatre hectares seront dédiés aux aménagements paysagers ou à l'éco-pâturage, assure-t-il. 

De son côté, la commune de Saint-Père-en-Retz et ses administrés continuent à soutenir le projet, y voyant l'occasion de développer l'attractivité du village et l'emploi. Une position qu'est loin de partager Philippe Grosvalet, président (PS) du département de Loire-Atlantique : "Ce projet n'a pas de sens : comment peut-on construire un parc pour faire du surf artificiel à 10 km de la mer alors que nous sommes face à l'urgence foncière ?".

Après une enquête publique fin 2018, Nouvelle vague a annoncé une réunion d'information d'ici à début 2020, après la remise de tous les rapports environnementaux et avant la délivrance du permis de construire. "Il faut éviter de se retrouver dans un nouveau conflit sur le foncier comme on a pu le vivre à Notre-Dame-des-Landes", a ajouté de son côté Philippe Grosvalet, en appelant à l'État pour "sortir par le haut de ce dossier". 

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