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Logement : le plan de la mairie de Paris pour utiliser "les chambres de bonnes"

La mairie de Paris a dévoilé lundi 10 octobre un plan pour reconquérir les 114.000 "chambres de bonnes" parisiennes, souvent inutilisées ou insalubres.

Une chambre de bonne à Paris (illustration)
Une chambre de bonne à Paris (illustration)
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Philippe Peyre & AFP

La recherche de logements est perpétuelle à Paris. La mairie de la capitale a dévoilé ce lundi 10 octobre un plan pour optimiser l'utilisation de ce qu'on appelle les "chambres de bonnes", ces petites pièces situées sous les toits des immeubles parisiens. Il apparaît qu'elles sont pour la plupart inutilisées et insalubres, d'où l'objectif de "transformer les 1.000 chambres d'ici 2020", a indiqué Ian Brossat, l'adjoint (PCF) chargé au logement à la maire de Paris, Anne Hidalgo. 

"Nous recherchons à activer tous les leviers pour produire de nouveaux logements. Là, nous avons identifié un gisement nouveau", a assuré l'adjoint. La lutte contre l'insalubrité et l'utilisation d'espaces vacants ou insalubres pour créer de nouveaux logements constituent les deux enjeux principaux de la Ville de Paris, a précisé Ian Brossat.

Le plan prévoit d'inciter les propriétaires à regrouper des chambres et faire des travaux. Une aide au financement d'une part des travaux pour qu'un propriétaire remette son logement vacant sur le marché existe déjà, c'est le dispositif Multiloc'. Il est actuellement plafonné à 14.000 euros mais "l'idée est d'aller au-delà" pour les chambres de service, selon l'adjoint PCF. Les modalités de ce plan seront soumises au Conseil de Paris au début du mois de novembre. 

Un budget de 10 millions d'euros

La mairie de Paris devrait racheter des chambres "soit à l'amiable", indique Ian Brossat, soit en allant jusqu'à l'expropriation. Une action qui s'inscrit dans la volonté de créer du logement social mais également de la "mixité sociale" dans l'Ouest de Paris qui concentre 80% des "chambres de bonnes", selon une étude. Un budget de 10 millions d'euros devrait être alloué pour financer ces opérations. 

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Pour lutter contre l'insalubrité, la mairie prévoit des opérations coup de poing pour informer les locataires de leurs droits et obliger les propriétaires à se plier à la loi. Début 2017, des jeunes en service civique procéderont à une campagne de porte-à-porte.

15% des "chambres de bonnes" seraient habitées

Si la Ville de Paris se lance dans un tel plan, c'est qu'une étude de l'Atelier parisien urbanisme (APUR) publiée en novembre 2015 recense 114.000 chambres de service, dont 51% feraient moins de 9 mètres carrés et ne pourraient donc être louées légalement. Le constat mis en évidence par cette étude est accablant : seulement 15% de ces chambres seraient habitées. 

Plus récemment, en juillet 2016, une étude de la Société de réhabilitation des quartiers anciens (Soreqa) a été réalisée. Dans sept immeubles parisiens visités, la moitié des logements auraient besoin de travaux et un tiers seraient habités alors qu'ils feraient moins de 9 mètres carrés. Les locataires seraient pour la plupart des travailleurs pauvres ou des retraités qui paieraient un loyer très élevé, en moyenne de 35 euros du mètre carré mais pouvant grimper jusqu'à 88 euros du mètre carré. 

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