2 min de lecture Crime

Lionel Legras : l'affaire du transistor piégé ou le procès de la légitime défense

PODCAST - Cette semaine "L’Heure du Crime" traverse le temps et les régions françaises en vous racontant les affaires criminelles qui ont fait la Une de l’actualité de nos territoires. En novembre 1976, un garagiste des environs de la ville de Troyes, victime de nombreux cambriolages depuis des mois, bourre d'explosifs un transistor qu’il cache dans son garage...

L'Heure du Crime - Pradel L'heure du crime Jacques Pradel iTunes RSS
>
L'affaire du transistor piégé ou le procès de la légitime défense Crédit Média : Jacques Pradel | Durée : | Date : La page de l'émission
Jacques Pradel
Jacques Pradel édité par Amandine Lemaire

En novembre 1976, la maison secondaire de Lionel Legras, garagiste à Villenauxe-la-Grande, près de Troyes, dans l’Aube, avait déjà été cambriolée une douzaine de fois en dix ans. Lassé de ces vols et de ces dégradations à répétition, découragé par le manque d'empressement de la gendarmerie locale qui n'enregistrait même plus la totalité de ses plaintes, Lionel Legras avait confectionné une petite bombe artisanale, au moyen de poudre explosive et d'un détonateur

Il avait enfermé l'engin, dissimulé à l’intérieur d’un banal poste transistor, dans une armoire de son garage, fermée à clé, et il avait planté dans son jardin plusieurs pancartes, avertissant ses voleurs éventuels que le jardin et la maison étaient piégés. Sur l’une d’entre elle on pouvait lire "Danger de mort" et sur l’autre « Défense d’entrer ».

Pendant la nuit du 22 novembre 1976, alors que Lionel Legras était absent, deux bûcherons, André Rousseau, trente-deux ans, et René Vermeulen, trente-cinq ans, avaient sauté le grillage de la propriété. Ils avaient pénétré dans le garage.  À l’intérieur du bâtiment, ils trouvent une vieille voiture, un bateau et quelques outils. Rien de bien tentant. En revanche, Ils sont intrigués par un placard fixé au mur et dont la porte est verrouillée. 
A l’intérieur ils découvrent le transistor. L’un d’eux veut voir s’il fonctionne… 

Quelques secondes plus tard, une explosion : l’un des deux cambrioleurs est tué. L’autre est gravement blessé. Lionel Legras qui plaidera la légitime défense sera finalement acquitté devant la Cour d’Assises de l’Aube en 1982. Nous revenons en détail sur ce procès, et sur la polémique nationale qu’il a provoqué...


Nos invités

Alain Dommanget auteur du livre « Les Nouvelles affaires criminelles de l’Aube » chez De Borée.
Maître Marie-Christine Chastant-Morand, avocate. Elle assistait, à l'époque des faits, Maître Garaud, l'avocat de Lionel Legras. Maître Eolas, avocat au barreau de Paris, auteur et créateur d’un blog juridique. 

Soumettre une affaire

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l'équipe de l'émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L'Heure du Crime.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Crime Justice Police
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants