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Les infos de 7h - #IWasCorsica : la fin de l'omerta sur les violences sexuelles en Corse

Parti des États-Unis sur Twitter, le mouvement #Iwas de dénonciation des violences sexuelles a pris une ampleur particulière en Corse.

Un collage contre les violences sexuelles en Corse
Un collage contre les violences sexuelles en Corse
Crédit : Julien Fautrat
#IWasCorsica : "Chez nous on ne parle pas des choses qui ne vont pas", témoigne une survivante
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Julien Fautrat

Parti des États-Unis sur Twitter, le mouvement #Iwas de dénonciation des violences sexuelles a pris une ampleur particulière en Corse, terre d'"omerta", même s'il a pour l'instant débouché sur peu de plaintes. 

Dans l'île, le silence vient souvent de la honte et de la peur de représailles. On n'informe pas ses parents de peur que son père aille tuer l'auteur. Mais depuis début juin 2020, les témoignages affluent sur la page #IwasCorsica, déclinaison insulaire de #Iwas né aux États-Unis le 1er juin. De filles, bien sûr, mais aussi de garçons : incestes, viols, agressions sexuelles, attouchements. 

"J'ai été battue puis violée par mon compagnon", confie une victime à RTL. Ce soir-là, lorsqu'elle refuse un rapport sexuel, il l'a force, la tabasse et par épuisement, elle finit par céder. "Je n'avais même plus la force de crier. Et on se voit de l'extérieur : j'ai abandonné mon corps, je n'en pouvais plus émotionnellement. On a l'impression de se battre pour sa vie et on lâche", poursuit-elle. À l'époque, elle est une adolescente de 15 ans qui se sent contrainte au silence.

14 témoignages déposés au commissariat

"Quelle va être ma réputation ? Mon père ne va-t-il pas faire une bêtise en l’apprenant ?" Pour les femmes du collectif I Was Corsica, sur cette question aussi, c'est l'omerta en Corse. "Chez nous, l'insularité fait que tout le monde se connaît ou connaît des gens qui se connaissent. Le regard change, on devient la pauvre victime, la pauvre femme qui a été abusé. Il y a cela aussi qui freine la prise de parole", explique-t-elle.

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Le Parquet est prêt à avancer, mais à ce stade il doit se contenter d'attendre. "La priorité est que ces jeunes filles ou jeunes femmes soient entendues sur procès-verbal pour qu'elles puissent révéler dans le détail ce qu'elles ont subi pour qu'on puisse diligenter une enquête", explique Caroline Tharot, procureure de la République de Bastia.

Deux porte-parole du collectif I Was Corsia ont déposé 14 témoignages au commissariat. Mais il faut  pour qu'une procédure s'enclenche, à défaut de porter plainte, au moins qu'une des victimes soit entendue au commissariat ou à la gendarmerie dans le cadre d'une audition sur procès-verbal.

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