4 min de lecture Crime

Les faits divers qui ont marqué l’été

REPLAY - Deux affaires ont marqué l’actualité judiciaire cet été. Tout d'abord, l’horrible meurtre d’Eva, étudiante toulousaine de 23 ans tuée le 3 août dernier pour une dette contractée auprès de son dealer. Mais aussi l’enlèvement du petit Rifki, retrouvé sain et sauf grâce au dispositif alerte enlèvement. L'heure du Crime du lundi 24 août 2015.

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L'intégrale : Les faits divers qui ont marqué l'été Crédit Image : DR | Crédit Média : Jacques Pradel | Durée : | Date : La page de l'émission
Jacques Pradel
Jacques Pradel et Margaux Agnès

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Jacques Pradel
Jacques Pradel Crédit : Elodie Grégoire

L'édito de Jacques Pradel

A la une de l’heure du crime, les grands faits-divers de l’été 2015.
Nous avons retenu les deux grandes affaires qui ont marqué ce mois d’août : le meurtre horrible d'Eva, cette étudiante toulousaine assassinée par d’autres étudiants, sur fond de trafic de drogue. 
Un scénario qui fait froid dans le dos car les auteurs de ce massacre se sont inspirés de la série télévisée américaine Breaking Bad, pour tenter de faire disparaître le corps de la victime avec des produits chimiques.
L’autre affaire est toute récente. C’est l’enlèvement, le samedi 15 août d’un petit garçon de 4 ans, en plein centre de Rennes. Le ravisseur, manifestement déséquilibré, a été arrêté en compagnie du petit Rifki, dans un TGV entre Paris et Bordeaux, lors de l’arrêt en gare de Libourne. C’est le 16ème succès de l’alerte-enlèvement. C’est une voyageuse qui a appelé la police, pour dire que le ravisseur et l’enfant étaient dans son compartiment de train.
Nous revenons sur ces enquêtes en cours, avec Damien Delseny, du service police-justice d’RTL, et avec Patrick Gabard, notre correspondant dans l’ouest.

Le meurtre sordide d'Eva à Toulouse

Le lundi 3 août, les pompiers sont alertés par les parents d'Eva, une étudiante de 23 ans. La jeune femme n'a pas donné de nouvelles à ses proches depuis plusieurs jours. En pénétrant dans l'appartement, les pompiers tombent sur une scène sordide. Le corps d'une femme est retrouvé, en état de décomposition, dans une malle en plastique. Des analyses ADN confirment que la victime est bien Eva Bourseau. L'autopsie révèle que la jeune femme est morte des suites d'un traumatisme crânien, causé par de violents coups.
Le mercredi, un couple se rend dans un commissariat pour livrer des informations sur la mort de la jeune femme. Deux autres personnes sont rapidement placées en garde à vue. Le scénario du drame se précise alors peu à peu, avec comme toile de fond une affaire de trafic de drogue.
Le soir du 26 juillet, Taha et Zakarya, deux étudiants en mathématiques, se rendent chez Eva, avec qui ils consomment de la drogue. Les deux hommes en profitent pour rappeler à Eva la dette de 6 000 euros qu'elle a auprès de leur fournisseur, Guillaume, un autre étudiant de 23 ans. Les deux étudiants seraient ensuite partis de chez la jeune femme pour revenir, armés d'un poing américain et d'un pied de biche. S'en suit un déchainement de violence qui entraine la mort d'Eva. Taha et Zakarya cherchent ensuite à se débarrasser du corps. S'inspirant de la série "Breaking Bad", où des trafiquants de drogue tentent de se débarrasser d'un corps dans une baignoire remplie d'acide, les deux étudiants décident de plonger le corps d'Eva dans une malle en polyuréthane remplie de plusieurs litres d'acide chlorhydrique. Ils reviennent ensuite pendant plusieurs jours, afin de vérifier l'avancée de leur projet et voler quelques effets à leur victime.
Taha et Zakarya sont aujourd'hui mis en examen pour assassinat. Guillaume, qui n'a pas reconnu les faits, pour complicité d'assassinat. Quant à la jeune femme, qui s'était rendue au commissariat avec l'un des suspects, elle a été libérée et n'est poursuivie que pour des faits liés au trafic de drogue.

L'enlèvement du petit Rifki à Rennes

Le dimanche 16 août au matin, le Ministère de l'Intérieur lance une alerte enlèvement. La veille, vers 14h, place de la mairie à Rennes, le petit Rifki, âgé de 4 ans, a disparu, accompagné d'une connaissance de sa famille.
On connait l'identité du suspect : Ahmed, un homme de 25 ans, rencontré par la mère du garçon quelques jours auparavant et hébergé par son oncle. Il serait parti avec le petit garçon pour acheter des boissons. Ne les voyant pas revenir, la mère et l'oncle de Rifki se sont mis à leur recherche tout l'après-midi et toute la soirée du samedi et ont prévenu la police de la disparition de l'enfant en fin de journée.
Dimanche après-midi, quelques heures seulement après le déclenchement de l'alerte enlèvement, le petit garçon est retrouvé sain et sauf en Gironde. Il se trouvait, avec son ravisseur, dans un TGV reliant Paris à Bordeaux. En gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), une passagère reconnait l'enfant dont la photo a été largement diffusée depuis le début de la journée. C'est en gare de Libourne, à quelques kilomètres de Bordeaux, que le ravisseur est arrêté et le petit garçon pris en charge.
Rifki n'a évoqué aucune violence de la part de son ravisseur, auprès des enquêteurs. Mais Ahmed, lui, reconnait avoir eu un "geste déplacé" envers le garçonnet, avant l'enlèvement. Le suspect, présenté comme psychologiquement instable, a eu du mal à expliquer son geste bien qu'il reconnaisse les faits. Il fait déjà l'objet de poursuites judiciaires pour agressions sexuelles sur mineur. Des faits pour lequel il doit être jugé en janvier 2016. 

Nos invités

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Damien Delseny, journaliste au service Police-Justice d’RTL ; Patrick Isson, correspondant RTL à Toulouse ; Pierre Alfort, avocat au barreau de Toulouse.

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Crime Alerte enlèvement Toulouse
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