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Les agences de presse utilisées dans une manœuvre boursière contre Vinci

REPLAY - Les agences de presse Reuters, Bloomberg et AFP ont reçus plusieurs faux communiqués du groupe Vinci dans l'après-midi du 23 novembre.

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Les agences de presse utilisées dans une manœuvre boursière contre Vinci Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

La désinformation peut prendre bien des formes, comme celle d'un faux site internet. Et cette fois, la manipulation n'est pas politique, comme on a pu le voir avec de faux sites d'information dans la foulée de l'élection de Donald Trump, mais financière. Et c'est une redoutable histoire que nous content ce matin La Tribune et Les Échos, avec un scénario digne d'un roman. Tout a commencé mardi 22 novembre à 16h05 précise, l'heure à laquelle est arrivé sur les boites mails des agences de presse Reuters, Bloomberg et l'AFP un communiqué de presse présentant l'apparence de ceux de la société Vinci.
 
Le communiqué ne fait pas dans la dentelle : il annonce le licenciement du directeur général adjoint et du directeur financier, à l'issue d'un audit interne ayant mis au jour d'énormes erreurs d'écritures comptables, portant sur quelques 3,5 milliards d'euros. Les dépêches tombent, et sont reprises dans les médias. Le cours de l'action Vinci s'effondre de 18% en 9 minutes ; sept milliards d'euros partent en fumée. À 16h44, un démenti tombe. Mais il s'agit encore d'un faux. 

Le vrai démenti du groupe Vinci est finalement arrivé à 17h02. Entre-temps, le cours de l'action se redresse, mais il finit en baisse de 3.76%. On ne sait pas encore qui se cache derrière cette attaque informatique : des boursicoteurs malveillants qui peuvent gagner de l'argent quand un cours de Bourse dévisse, ou des ennemis de Vinci qui l'accusent de mille maux ? Ce sera aux enquêteurs de le dire.

La campagne de la primaire se durcit dans l'entre-deux tours

Ce mercredi 23 novembre, Le Figaro a choisi son camp pour le second tour de la primaire de la droite et du centre. Le journal affiche ce matin son soutien à François Fillon en dénonçant le "Fillon bashing" qui bat son plein, chez les juppéistes comme à gauche. "Les orgues de Staline tirent à boulets rouges", écrit l'éditorialiste Yves Thréard, qui s'en prend aussi à Libération pour sa caricature de François Fillon grimé en Margaret Thatcher : "l'indignité le dispute à la bouffonnerie". Yves Thréard n'avait sans doute pas encore vu la une de L'Obs : "le vrai Fillon, archi réac, ultra libéral, pro Poutine".

"Un monstre est né : il a de gros sourcils noirs, une mèche lourde, il est 'ultra méchant', ou 'ultra libéral', et, horreur, il pourrait un jour présider la France", écrit Nicolas Beytout dans L'Opinion : "Pauvre débat ! Faut-il que la droite soit redevenue stupide pour se détruire ainsi ! En lâchant ses coups contre François Fillon, Alain Juppé mesure-t-il le danger qu'il fait courir à son camp ?  Se souvient-il que les frondeurs qui ont pourri le quinquennat de François Hollande ont été fécondés lors de la primaire de gauche?" Cela dit, Alain Juppé n'est pas épargné par la caricature. "Qui veut la peau d'Ali Juppé" titre Libération, qui revient sur le harcèlement numérique de la fachosophère dont est victime le maire de Bordeaux depuis des mois, et qui le présente comme soumis aux instances musulmanes. "Grotesque, mais efficace" écrit Libé.
 
Selon les informations du Canard Enchaîné, même qu'au sein du clan Fillon, on continue de s'interroger sur le mystérieux soutien de Valéry Giscard d'Estaing à François Fillon deux jours avant le premier tour. Comment a-t-il pu décrocher ce ralliement ? Le Canard apporte une explication : Valéry Giscard d'Estaing n'a pas du tout apprécié que le musée du quai Branly  soit rebaptisé  "musée Jacques Chirac" le 21 juin dernier. L'académicien a gentiment rappelé à François Fillon qu'il était à l'origine de la reconversion de la gare d'Orsay, transformée sous son septennat en musée. 

Des prénoms qui prêtent à sourire, d'autres moins

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Si l'on a beaucoup parlé de François Fillon et d'Alain Juppé, c'est Nicolas Sarkozy qui a droit à la une de Charlie Hebdo : "Encore un Français dans l'espace". Mais ce qu'il faut lire avant tout dans Charlie ce matin, c'est l'édito de Gérard Biard qui revient sur ce couple de Niçois qui a donné naissance à un petit Mohamed au début du mois, Mohamed Merah. Certes, on n'est pas responsable des homonymies malheureuses, on a le droit de fonder une famille quand on s'appelle Merah et Mohamed est un prénom courant, mais tout de même. Une procédure d'annulation a d'ailleurs été lancée par la mairie de Nice. Pour Gérard Biard, ce n'est pas la justice qu'il faut faire intervenir, mais la DASS.
 
20 minutes consacre de son côté un article à l'antiguide des prénoms, qui vient de sortir. Le guide des prénoms les plus pourris donnés cette année à des enfants. Il y a ceux qui n'ont pas su choisir entre deux prénoms, donnant naissance aux petits "Benjapaul", "Gabryélène" et "Jenifaël". Il y a aussi ceux devant lesquels on reste sans explication : "Beltrich-Blessing", "Dior Gnagna", "Jésunette" ou encore "Lola-Poupoune",  "Lagrâce-Divine".

Enfin on retrouve les hommages de fans de stars, avec une certaine liberté artistique dans la transposition orthographique, comme les parents de "Retcharles" et le célèbre "Klimtice", en l'honneur de l'acteur et réalisateur Clint Eastwood. Parfois on n’a pas le temps de réfléchir, ça va trop vite et "hop" un krach financier, et puis parfois on a neuf mois pour réfléchir et c'est quand même la catastrophe.

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