2 min de lecture L'heure du crime

L'affaire Bissonnet : le mari, le vicomte, et le jardinier

PODCAST - En 2011, Jean-Michel Bissonnet est condamné à 20 ans de prison pour avoir organisé et commandité l'assassinat de sa femme... Aujourd'hui, il tente encore de faire reconnaître son innocence.

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Le mari, le vicomte, et le jardinier Crédit Image : Pascal Guyot / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jacques Pradel et Emilien Vinee

Le mari, le Vicomte et le jardinier. C’est le trio insolite d’une affaire dont on a beaucoup parlé en 2008, et qui s’est soldée le 24 novembre 2011, en appel, par la condamnation définitive à 20 ans de réclusion criminelle de Jean-Michel Bissonnet. 

Riche homme d’affaire de la région de Montpellier, Jean-Michel Bissonnet est reconnu coupable d’avoir commandité l’assassinat de sa femme, Bernadette, ancienne pharmacienne, et exécutée de deux balles de fusil de chasse. Pour y arriver, Jean-Michel Bissonnet aurait fait appel à l'un de ses employés, le jardinier de sa propriété, Méziane Belkacem, et un vieil ami de la famille, un octogénaire, le vicomte Amaury d'Harcourt, qui se serait, lui, chargé de faire disparaître l’arme du crime... 

Le 8 mars 2008, dans la soirée, Jean-Michel Bissonnet, qui rentrait d’une réunion du Rotary Club, avait découvert le corps sans vie de sa femme dans leur luxueuse propriété de Castelnau-le-Lez. Après une enquête très rapide, et les aveux du jardinier et du vicomte, désignant monsieur Bissonnet comme commanditaire, trois procès successifs confirment sa condamnation. Le jardinier avait été condamné à la même peine de 20 ans de réclusion et le complice octogénaire avait écopé de 8 ans de prison.

Un mobile jamais établi

Depuis le début de l’affaire, Jean-Michel Bissonnet a toujours nié toute culpabilité. On n’a d’ailleurs jamais pu découvrir le mobile qui l’aurait conduit à vouloir se débarrasser de sa femme. Pour se défendre, il a lui-même accusé le jardinier et le vicomte, tous deux aux abois financièrement, d’avoir profité de son absence pour cambrioler la propriété, mais ils auraient été surpris par Bernadette Bissonnet et l’auraient abattue pour éviter d’être dénoncés.

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En liberté conditionnelle depuis 2017, Jean-Michel Bissonnet a décidé de demander à la commission de révision des condamnations pénales de lui ouvrir la voie à un nouveau procès pour faire reconnaître son innocence.

Nos invités

Michel Mary, journaliste au Nouveau Détective, il a suivi le premier procès. Maître Sylvain Cormier du barreau de Lyon, avocat de Jean-Michel Bissonnet pour sa demande de révision. Roger-Marc Moreau, criminaliste au service des justiciables, victimes de dysfonctionnements de l'institution judiciaire 

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