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Le fléau des excès d'anti-inflammatoires dans le monde du foot

Une enquête de "So Foot" révèle les dangers des anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont certains joueurs de football abusent, sur la santé.

Un ballon de football (illustration)
Un ballon de football (illustration)
Crédit : AFP/B.Langlois
Le fléau des excès d'anti-inflammatoires dans le monde du foot
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Le fléau des excès d'anti-inflammatoires dans le monde du foot
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Isabelle Choquet

Dans certains clubs de foot, on les distribue dans le vestiaire comme des smarties. Amphet', ecstasy ? Non, quelque chose de tout à fait légal mais de beaucoup plus sournois: les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les AINS. Ce bête cachet d'ibuprofène que vous prenez quand vous avez mal au crâne. Vendu partout, sans ordonnance et considéré comme non-dopant. Pas bien méchant, pensez-vous ? C'est pourtant un mal qui ronge le foot mondial. Parce que les joueurs en absorbent sans arrêt, et en quantités hallucinantes : "J'en prends tous les jours, parce que tous les jours j'ai mal quelque part" dit un vieux routard de la Ligue 1.

Pour un autre, ancien lyonnais, c'est cinq avant chaque rencontre. Et ce n'est pas sans risque. Il y a un épisode qui en dit long : nous sommes en mars 2015, dans un derby danois. Le défenseur Daniel Agger est blessé au dos depuis des années. Le matin de la rencontre, il avale deux comprimés, puis deux autres au point de rassemblement. Dans le bus, il s'endort et au réveil, il est totalement déphasé. Pour se requinquer, il prend alors un shot à la caféine, plus une boisson énergisante à l'échauffement. Un vrai cocktail Molotov qui fait de lui un zombie. En tant que capitaine, il prononce le speech d'avant match : un magma incompréhensible. Son match est un naufrage, sa vision n'est plus synchrone avec les événements.

Ses coéquipiers devront le porter pour rejoindre les vestiaires. La liste des effets secondaires liés aux anti-inflammatoires fait frémir: problèmes gastro-intestinaux, insuffisance rénale, infertilité et même un risque accru de crise cardiaque. Sans compter qu'à la fin, c'est pire que mieux : "Soigner la douleur ne soigne pas le mal, explique un ancien médecin des Bleus. Au contraire: les signaux d'alerte envoyés par le corps sont dissipés, les joueurs deviennent insensibles, ils aggravent les lésions et un jour, ils se cassent". Souvent, ils n'en savent rien. Mais quand bien même. Un médecin confirme: "neuf athlètes sur 10, tu peux leur dire 'voici une pilule rose qui peut vous faire gagner la médaille d'or mais vous fera crever douloureusement dans cinq ans', ils prendront la pilule car leur vie a été orientée sur la performance depuis toujours". Ce que l'ex-Parisien Vikash Dhorasoo résume ainsi: "Quand on fait autant de sacrifices en amont, on ne va pas s'arrêter devant les anti-inflammatoires... Sinon tu fais un autre métier". Une enquête passionnante à lire dans So Foot.

La révocation de Mathieu Gallet interroge la presse

Le CSA "a fait le choix de l'exemplarité et de la morale, au risque d'apparaître comme une instance aux ordres du gouvernement" en révoquant Mathieu Gallet de la présidence de Radio France, analyse Libération.  Mais que pouvait-il faire? "Contre toute attente, Mathieu Gallet a préféré jouer le bras de fer avec l'État actionnaire en excluant catégoriquement de démissionner", rappelle Le Figaro. 'Résultat: le CSA s'est retrouvé à devoir gérer la ‘patate chaude’"...

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"Cette méthode ressemble furieusement à celle en usage dans le vieux monde d'avant Macron. Elle révèle aussi une curieuse conception de la présomption d'innocence, à géométrie variable, selon qu'elle arrange ou non le gouvernement", s'étonne Yolande Baldeweck de L'Alsace. Et dans Sud Ouest, Bruno Dive conclut: "Si Emmanuel Macron entendait faire la démonstration qu'il faut retirer au CSA la nomination des PDG de l'audiovisuel public, il ne s'y serait pas pris autrement. Ce pouvoir n'est qu'un leurre, l'indépendance du CSA une fiction".

Harley Davidson se met au vert

C'est une bonne vieille Harley Davidson. Eh bien dans dix-huit mois, il sera impossible de reconnaître certaines Harley à ce son grave qui a fait leur renommée. Le PDG vient d'annoncer le lancement d'une moto électrique, comme nous l’apprend Le Figaro

L'idée a été testée il y a quatre ans auprès des Européens, qui avaient été un peu surpris par la Live Wire. Silhouette sportive, mais bruit de turbine assez étrange. Seulement voilà,  Harley a besoin de se renouveler. Les ventes chutent, la concurrence est rude... La marque de Milwaukee va donc essayer d'attirer une génération de bikers écolos. 

La Corse assumerait-elle son indépendance ?

La Corse pourrait-elle s'en sortir seule ? C’est une question posée dans Capital, qui a sorti la calculette. Avec d'abord un constat : la Corse n'est pas la grande et riche Catalogne. 327.000 habitants, 0.4% de la richesse française : un chômage et un taux de pauvreté plus élevé que sur le continent. "En cas d'indépendance, dit un économiste, en termes de pouvoir d'achat, cela situerait la Corse entre la République Tchèque et la Slovénie". Et encore, c'est sans compter les bouleversements provoqués par un éventuel détachement. Le nouvel État devrait en effet se passer de l'argent du continent.

4,7 milliards d'euros de services publics, de dotations et de dépenses sociales. C'est deux fois plus que les 2,3 milliards d'impôts, de cotisations et de taxes payés par les insulaires, qui bénéficient de généreuses niches fiscales. Il faudrait aussi dire adieu à l'argent de l'Union Européenne, notamment l'argent de la Politique Agricole Commune. En additionnant tout cela, chaque habitant perdrait 350 euros par mois. Pour s'en sortir, deux solutions : augmenter les impôts. Ce serait assez mal reçu. Ou alors mettre en place un État allégé, une version light. Pas simple non plus: la sphère publique sur l'île, c'est 3 emplois sur 10, avec un taux record d'absentéisme et de sureffectifs. Bref, pour les indépendantistes, la route est étroite. Comme une route de montagne corse.

Parlez-vous le 2018 ?

Elle s'est mis en tête de nous apprendre à parler le "2018", avec un petit lexique des mots à la mode en ce début d'année. Par exemple après le cocooning, la tendance est au cosagach, un nouvel art de vivre venu d'Écosse qui propose de revenir aux choses simples: rester chez soi, profiter de la vie, lire un bon livre en buvant un verre, et couper son smartphone. En bonne logique, l'adjectif du moment c'est "basique". Bref, il faut revenir aux fondamentaux.

Il y a aussi le verbe "curater". Cela s'appliquait avant aux organisateurs d'expositions et aux conservateurs de musée. Maintenant, dès qu'on arrange une table, on est curateur. Et puis, j'ai adoré la selfitis, qui renvoie au fait de prendre des selfies de façon obsessionnelle. Cette nouvelle maladie vient d'être répertoriée officiellement par des psychiatres anglais et indiens. Et finalement, c'est une bonne nouvelle, nous dit Elle: nous pourrons invoquer la flemmitise pour ne pas aller faire les courses, et une crise d'apérotérose pour justifier l'ouverture d'un chablis un samedi à 16h. Chouette remède ! C'est plus sympa qu'une poignée de cachets d'ibuprofène...

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