2 min de lecture
Des olives. (illustration)
Crédit : DANIEL GARCIA / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Opération séduction des producteurs d'huile d'olive en Provence. Pour eux, la saison estival est difficile : sur les marchés, beaucoup d'huiles importées viennent concurrencer leur production, et la bactérie Xylellia Fastidiosa fait planer une ombre incertaine sur les oliveraies. Sur le marché de Lorgues, un petit village du Var, les producteurs incitent les touristes à acheter des produits 100% français. Mais comment reconnaître une huile made in France ?
Il faut d'abord faire attention à l’huile d’olive que vous trouverez sur les marchés : vous aurez beau la sentir, la goûter, l’examiner sous toutes les coutures, il faut être un expert pour en déterminer l’origine à l’aveugle. D’autant qu’elle pu être coupée et mélangée avec une autre. Pour une huile d’olive made in France, il existe deux labels : l’huile d’olive de France d'une part, et les Appellations d’Origine Protégée (AOP) ou Contrôlée (AOC) d'autre part. Ces appellations garantissent que le cahier des charges est bien rempli, c’est-à-dire que le terroir, le savoir-faire, les variétés traditionnelles d’olives, le lieu d’extraction et de récolte sont bien en France. Vous serez alors sûrs de ramener de vacances un produit de Provence.
Oui et non. Oui, parce que l’huile d’olive de Provence ne peut pas être en-dessous de 18 euros le litre, l’année est trop mauvaise, les coûts de production trop élevés et les moulins n’ont tourné qu’à 10% de leur rendement habituel. Mais les huiles importées, celles dont l’étiquette indique “Provence” mais dont les olives n’ont jamais entendu une cigale, peuvent également se trouver à une vingtaine d’euros, pour ne pas alerter sur leur origine réelle. Elles ne coûtent rien à produire et son vendues cher : c'est le jackpot assuré pour les producteurs. C’est pourquoi les oléiculteurs lancent une offensive cet été. Et sur le marché de Lorgues, les touristes semblent sensibles aux difficultés des oléiculteurs français, quitte à y mettre le prix.
En Corse, on se bat contre la bactérie tueuse d'oliviers Xylellia Fastidiosa. Les producteurs d’huile sur le continent redoutent donc que la bactérie ne traverse la Méditerranée. Inquiets, et furieux pour certains, qui reprochent aux pouvoirs publics de ne pas être assez vigilants, beaucoup d’habitants de Lorgues s'interrogent. “Tous les matins, on va voir nos oliviers, on regarde comment ça se passe. S’il y a une branche un peu marron, on regarde, on surveille. Il y a une énorme inquiétude”, confie Christian Verton, oléiculteur dans le Var.
Dans les Pouilles en Italie, la bactérie a ravagé plus d’un million d’arbres. Si les oliveraies en Provence étaient touchées, il faudrait tout brûler puis replanter. Or, il faut 15 ans pour qu’un jeune olivier puisse entrer en production.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte