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À la recherche du Ravenel, disparu en 1962 au large de Saint-Pierre-et-Miquelon

Disparu entre Saint-Pierre-et-Miquelon et Terre-Neuve le 29 janvier 1962, avec 15 personnes à bord, le chalutier est pour la première fois l’objet de recherches sérieuses, selon le Figaro.

Saint-Pierre-et-Miquelon
Saint-Pierre-et-Miquelon
Crédit : Chantal Briand / AFP
La Revue de Presse du 02 juin 2021
03:32
La Revue de Presse du 02 juin 2021
03:32
Isabelle Choquet

Ce mercredi 2 juin, une plongée en eau trouble, à la recherche du Ravenel. Ce petit chalutier a disparu en 1962 au large de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il y avait 15 personnes à bord, aucun rescapé. Et pour la première fois, la France va tenter de retrouver l'épave, selon le Figaro.

"Chercher le Ravenel, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Sauf qu’on ne sait pas où est la botte de foin". Voilà ce que dit l'un des chasseurs d'épaves. Et en effet, on ne sait rien ou presque de ce qui s'est passé le 29 janvier 1962. Le chalutier avait pris la mer neuf jours plus tôt. Vous noterez que le chien du capitaine n'avait pas voulu embarquer. La veille du naufrage, le 28, le Ravenel a tenté de joindre un autre bateau présent dans cette zone. L’appel n'a pas été pris..

Et soudain le 29 janvier, la mer se déchaîne, les rafales montent à 60 nœuds, le thermomètre chute jusqu’à moins 11. À cette température, tout gèle, le moindre câble peut se transformer en poteau de 30 cm. Alors le Ravenel a-t-il coulé à pic, entrainé par le poids de la glace? 

"Si le capitaine n’a pas envoyé de message de détresse, c’est qu’il a été surpris", dit André, un ancien marin. On a parlé aussi d'un éventuel défaut de fabrication. Après tout, deux autres bateaux sortis des mêmes chantiers ont sombré eux aussi ce mois de janvier. Il y a eu surtout cette rumeur comme quoi le chalutier aurait été victime d’une collision. Impossible à vérifier. 

Un drone pour rechercher le Ravenel

Du Ravenel, on n'a retrouvé qu'une bouée, une botte et une porte de timonerie, échouée sur une plage de Terre-Neuve. Et quand les familles ont voulu les voir, tout avait disparu. Ces veuves, ces orphelins n'ont jamais pu faire leur deuil, mais aujourd'hui ils reprennent espoir. Après des années et des années d'inertie, l'Etat s'active enfin. Peut-être parce que la ministre de la mer, Annick Girardin, est originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon, son père a même navigué sur le Ravenel. Mais aussi parce que la technologie a progressé. 

Elle porte un nom barbare: le DriX, un drone de surface nouvelle génération. Un engin de sept mètres de long, une tonne et demie. Il est équipé d’un radar qui détecte les bateaux en navigation, d’un sondeur haute définition, d’un laser qui scanne à 360°, d’une caméra à infrarouge et de six caméras couleur. Tout ceci lui permet de détecter des objets sur le fond et de signaler les objets métalliques, à plus forte raison un bateau entier. Bref, c'est un champion qui peut naviguer jusqu’à 14 nœuds. De quoi couvrir des zones très larges en très peu de temps. En plus, le drone peut évoluer dans n'importe quelles conditions météo.

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Et si on retrouve le Ravenel, que se passe-t-il ? L'un des orphelins voudrait ériger un monument sur le point le plus haut de Saint-Pierre, avec une flèche et un commentaire. Un autre se braque : "Si l'épave se trouve à 30 ou 40 mètres, je veux que sa position reste secrète. Je ne veux pas que des plongeurs y aillent et remontent des bouts. Cette épave, c’est le cercueil de nos parents".

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