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La Manufacture Française du Cycle a réussi le pari de la relocalisation

Depuis sa reprise en 2013, l'usine est devenu un exemple de la réussite d'un made in France porteur d'emploi.

Un employé travaille sur une ligne d'assemblage de vélos à la Manufacture française du cycle à Machecoul (Loire-Atlantique) en 2014 (illustration)
Un employé travaille sur une ligne d'assemblage de vélos à la Manufacture française du cycle à Machecoul (Loire-Atlantique) en 2014 (illustration)
Crédit : FRANK PERRY / AFP
Le succès du made in France à la Manufacture du Cycle (Loire-Atlantique)
04:08
Patrice Gabard & Clémence Bauduin

La relocalisation, ça marche. L’un de ses plus beaux exemples se trouve à Machecoul, en Loire-Atlantique, où la Manufacture Française du Cycle, l’ancienne usine Gitane placée en redressement judiciaire et reprise en 2013 par la groupe coopératif Intersport, est en train de gagner son pari du made in France. En l’espace de quatre ans, la production a été multipliée par trois, passant de 130.000 à près 400.000 vélos, de plus en plus "bleu blanc rouge".

La recette de cette réussite industrielle tient en grande partie au nouveau partenaire, Intersport, qui a enclenché le processus de relocalisation lors de la reprise de l'usine en 2013. "Il faut savoir qu'Intersport faisait assembler des vélos au Portugal, dans les pays de l'Est, en Thaïlande, dans différentes usines, explique Yves Salün, directeur de la Manufacture Française du Cycle. Le fait d'avoir repris le site étape par étape a permis de réintégrer toute la production". 

Une plus grande flexibilité

La gestion de certaines parties du vélo reste en Asie car, comme l'explique Yves Salün, "la fabrication de cadres, personne n'en fait en Europe, il faut que cela vienne d'Asie", mais la Manufacture Française du Cycle a fait revenir en France des étapes réalisables sur place. "La précédente société apportait des cadres peints et décorés et nous on a décidé de relancer la peinture, raconte Yves Salaün. Quand vous importez des cadres bruts, ils ne sont pas emballés dans des boîtes en carton donc on en met trois fois plus dans des conteneurs, explique-t-il. Et cela s'achète moins cher parce qu'il n'y a pas la peinture". 

La réalisation des peintures directement en Loire-Atlantique permet également de mieux calibrer le rapport entre l'offre et la demande. "En France, quand on a besoin d'un même modèle en plusieurs couleurs, on va pouvoir produire en fonction de la demande. Tout cela apporte de la flexibilité, des économies, et on a réussi, tout en employant une main-d'oeuvre supplémentaire, à être à des coûts similaires à ceux de l'Asie", se félicite le directeur de la MFC.

Une embauche voulue, mais difficile

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De 175 emplois lors de la reprise, la Manufacture Française du Cycle est passée à près de 350 aujourd'hui et beaucoup de postes sont encore à pourvoir. Le taux de chômage est plutôt faible à Machecoul - 6% - et l'usine a beaucoup de mal à compléter ses tableaux de service. "On est en recherche continuelle, explique la responsable ressources humaines. On recruterait facilement une dizaine de postes, là, immédiatement, pour pouvoir subvenir aux besoins sur les chaînes", affirme-t-elle. Le 1er septembre dernier, Guillaume Lemaire, 47 ans, a pu signer un CDI. Il est devenu peintre poudre après 20 ans dans la restauration et se rend à son nouveau travail "toujours avec le sourire", assure-t-il.

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