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L'incroyable histoire de la disparition du pilier All Black

REPLAY - Keith Murdoch, véritable star de l'équipe de rugby des All Black dans les années 70, s'est coupé du monde après un incident dans un bar. Aucune enquête n'a depuis retrouvé sa trace.

Revue de Presse - La Revue de Presse Amandine Bégot iTunes RSS
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REVUE DE PRESSE 03/02/16 Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est un mystère vieux de 42 ans. Le mystère d'un homme qui a choisi de disparaître à tout jamais de la circulation et qui, de fait, n'a jamais été retrouvé. L'homme s'appelle Keith Murdoch et si dans les années 70 vous étiez fan de rugby en général et des All Black en particulier, vous vous en souvenez sans doute.
 
La nouvelle star de l'équipe de Nouvelle-zélande, c'était lui, reconnaissable à ses sourcils broussailleux, à sa moustache à la Pancho Villa et à son gabarit hors norme pour l'époque, 1m83, 110 kilos et un mètre 30 de tour de poitrine...
 
En 1973, l'homme a 28 ans et participe à la tournée des All Black dans l'hémisphère nord. Il marque l'essai de la victoire contre le Pays de Galles lors du premier test match à Cardiff... Après une grosse troisième mi-temps dans un pub de la ville, Murdoch, un brin éméché, s'en prend violemment à un vigile qui avec son coquard alerte toute la presse anglaise le lendemain. Murdoch fait la Une des tabloïds et le sélectionneur néo-zélandais, sous la pression médiatique et la mort dans l’âme, se résout alors à l'évincer de la sélection. 

Pour la seule et unique fois de l'histoire des All Black, un joueur est renvoyé au pays en pleine tournée. Ses coéquipiers, scandalisés, l'accompagnent jusqu’à l'aéroport. Murdoch monte dans un avion à Londres, direction Auckland avec escale à Singapour...

Plus personne ne l'a jamais revu

A-t-il pris la décision la plus importante de sa vie pendant le vol ou avant ? En tout cas, 42 ans plus tard, il n'est toujours pas arrivé à destination. Plus personne ne l'a jamais revu, hormis un journaliste néo-zélandais qui a consacré sa carrière à le retrouver et qui affirme l'avoir vu une fois au fin fond du Bush australien. C'est le rêve de tout journaliste néo-zélandais ; faire aboutir l'enquête Murdoch, retrouver le pilier des All Black disparu, cet homme accablé par la honte qui aurait donc choisi de passer sa vie d'adulte caché dans le désert australien pour une faute commise à 29 ans.
 
Aujourd'hui, quand les All Blacks viennent jouer a Cardiff, il y a une tradition immuable : ils viennent tous boire une bière dans le pub où a eu lieu la bagarre en 73 et trinquent en silence à la mémoire de leur coéquipier disparu, avant de s'en aller.
 
"The lost All Black", l'incroyable histoire du pilier Murdoch, à lire dans l'excellente revue Tampon, hors série rugby du magazine So Foot, dont le deuxième numéro, en kiosque depuis mardi 2 février, est sorti juste avant le début du tournoi des 6 nations samedi.

Dans la presse aussi ce matin, quelle porte de sortie pour les radicalisés?

Le chiffre est en Une du Figaro ce mercredi 3 février :  Islamisme, 8250 individus radicalisés en France. Autrement dit, résume le quotidien, 8250 personnes candidates au jihad ou qui en reviennent. Le nombre a doublé en un an et "fait froid dans le dos" écrit Yves Thréard, qui se demande comment faire pour mettre hors d'état de tuer ces potentielles bombes humaines. Quelle porte de sortie proposer ? "La prévention est nécessaire mais n'est pas pas suffisante" dit l’éditorialiste du Figaro. Cela passe par la chasse aux prédicateurs exaltés qui se répandent dans certaines mosquées et sur internet, l'organisation du renseignement en prison, le suivi judiciaire implacable de ces jihadistes potentiels...
 
Il y a ce chiffre de la radicalisation en France, et puis il y a un autre chiffre ce matin dans L'Express. Pour la première fois depuis son abolition en 1981, une majorité de Français se dit favorable... à la peine de mort. C'est ce que montrent deux enquêtes de deux instituts de sondage qui avouent eux-mêmes que le chiffre est sous-évalué car les Français n'osent pas tous encore le dire clairement. La journaliste Elise Karlin est allée interroger des habitants de Toulouse où, depuis Mohammed Merah, "la radicalisation on la voit tous les jours", dit Pierre, un militant associatif qui vit en banlieue et qui raconte comment son voisin a fini par passer son permis de chasse il y a quelques mois, pour pouvoir acheter un fusil. 

"La déchéance de nationalité c'est un os à ronger

Pierre, un habitant de Toulouse dans L'Express
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"Quand il l'a eu, il est venu me voir et il m'a dit "ils peuvent venir les barbus, je les attends". Je lui ai répondu "tu les attends pour faire quoi t'es même pas capable de tuer une mouche. Mais la peur, il n'y a rien à faire, ça ne se raisonne pas", dit-il avant d'ajouter : "La déchéance de nationalité c'est un os à ronger, les gens, ça les occupe de se bagarrer là-dessus mais en bas c'est la peine de mort ou pas. À ce jour, au sein de la classe politique, seule Marine Le Pen est clairement favorable a son rétablissement.
 
Alors quelle porte de sortie pour François Hollande dans ce débat ? La déchéance de nationalité a du plomb dans l'aile, "c'est devenu un bloubiboulga" confie un élu de droite dans Le Parisien , "François Hollande a voulu faire un coup politique, la porte est en train de se refermer sur ses doigts". Le journal L'Opinion, lui, peut se prévaloir de la palme du titre le plus provocateur du jour : "Hollande finira-t-il à droite ?". "Il y a bien la dégressivité des allocations chômage mais le summum du hold-up à droite reste la déchéance de nationalité pour les terroristes", écrit le journal.
 
Au jeu de la provocation, signalons aussi la Une des Inrocks. On y voit la photo officielle de François Hollande légèrement retouchée, un pétard dans la bouche et les jardins de l’Élysée sont  transformés en plantation de cannabis, et cette question donc "Hollande sauvé par la weed ?"... Pourquoi la légalisation est une chance pour le président.

Dans la presse, ce matin, il y a aussi Zyca

"Voilà l'ennemi", titre ce matin Libération en mettant un énorme moustique en Une. Mais l'ennemi, en fait, ce n'est pas lui. L'ennemi, c'est la peur et les fantasmes que renforce la succession des virus depuis 30 ans, Ebola, Sras, H1N1 et bien sur le sida. Mais aussi la réaction de l'OMS qui a parlé lundi dernier d'une "urgence de santé publique de portée mondiale" s'agissant de zyka, alerte rouge donc pour un virus qui n'a pas provoqué le moindre mort et qui est bénin... Seules les femmes enceintes courent un risque et c'est vers elle que l'OMS doit cibler son travail. 


L'OMS cherche sans doute à faire oublier sa réponse tardive face à Ebola. Cela dit , Zyca a quand même déjà fait une victime... et ça c'est l'histoire du jour dans les pages éco du Figaro. Parfois, le hasard fait très mal les choses. Le constructeur indien Tata Motors dévoile cette semaine au salon de l'automobile de New Delhi son tout dernier modèle : une berline avec laquelle le constructeur espère réussir sa montée en gamme. C'est le footballeur Lionel Messi qui en fera la pub à la télé. Mais catastrophe, la voiture s'appelle Zica...Tata a donc décidé de lui trouver un autre nom, d'annuler toutes les campagnes déjà écrites. Il n'y avait pas d'autres portes de sorties pour éviter une mauvaise publicité virale...

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