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Attentats de janvier 2015 : "J'ai ressenti ce qu'était la mort" confie un survivant

INVITÉ RTL - Michel Catalano, directeur de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële et ex-otage par les frères Kouachi, revient sur le 9 janvier 2015, où sa vie a basculé.

fallait l'inviter- L'Entretien du jour Thomas Sotto
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Attentats de janvier 2015 : "J'ai ressenti ce qu'était la mort" confie un survivant Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Thomas Sotto édité par Maeliss Innocenti

Cinq ans après, le traumatisme est toujours vivace. À l'approche de la date anniversaire, Michel Catalano, directeur de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële, se sent mal. "C'est physique, je me sens moins bien, tout revient...", confie à RTL ce survivant des attentats de janvier 2015, qui ont tétanisé la France. 

"Je me souviens de tout minute par minute." C'est le 9 janvier 2015 à 8h25 que les frères Kouachi sont entrés dans son imprimerie. Son premier réflexe a été de mettre Lilian, son employé, à l'abri. Il s'est retrouvé seul face aux deux terroristes, et a cru voir sa dernière heure arriver. "J'ai vu dans leurs yeux une espèce de violence puisqu'ils étaient conditionnés. J'ai ressenti ce qu'était la mort dans les yeux de quelqu'un."

Mais malgré la terreur, Michel Catalano a su garder son calme. Il ne pensait qu'à Lilian, caché dans un placard non loin de là. "Je savais que s'ils le retrouvaient, on était mort tous les deux. Ça m'a permis de garder mon calme."

"Le procès ? Une étape importante"

Il a alors discuté avec les terroristes, qui lui ont avoué être venus là pour mourir et faire un maximum de victimes. Il a soigné l'un d'entre eux et a réussi à les convaincre de le laisser sortir, vivant. Ce qu'il s'est passé ensuite, tout le monde s'en souvient... Les frères Kouachi ont été tués dans l'assaut du GIGN.

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Cinq ans après, le temps est toujours à la reconstruction. Le procès, qui arrive en mai, aidera à avancer. "C'est une étape supplémentaire dans ce processus. C'est important. J'en attends des réponses à certaines de mes questions", explique Michel Catalano qui tient debout grâce à sa femme -qui a beaucoup souffert de ce drame- et Lilian, de qui il est toujours très proche. "Ça me rend heureux de le voir continuer le chemin de la vie."

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